2019 : retour sur une année qui m’a (ap)pris beaucoup

tatouage oeil 2019

Mesdames et Messieurs, l’heure est à l’originalité : alors que tout le monde sur les internets publie des articles bilan sur l’année qui vient de s’écouler, je m’apprête à faire exactement la même chose.

Je pense qu’arrivé fin décembre, on ressent tous le besoin de poser les choses, de regarder un peu derrière soi et on se demande où on en est. Je pense que le mot qu’il convient d’utiliser pour qualifier 2019 est « changements ». Il y en a eu tellement, peut être même trop. Entre les aléas de la vie et les projets, cette année a été riche. 2019 m’a offert le meilleur mais aussi le pire. On l’a aimé, adoré mais on l’a aussi subie. Et pour conjurer le sort, j’avais besoin de poser ça sur « papier ».

Le début d’année a été très mouvementé. Nous avions convenu que nous commencerions les préparatifs du mariage au mois de janvier. Autant vous dire que l’excitation était à son comble quand on a officiellement démarré. J’ai d’ailleurs offert sa guitare de fiançailles à mon mari tout début 2019. Nous avons passé beaucoup de temps à Londres durant ce premier trimestre, tout en continuant à préparer le mariage.

Le mois de février a été important à mes yeux car c’est celui où j’ai assumé pleinement la sorcière que je suis et où, après un énième voyage en Angleterre ( où cette culture est très développée) j’ai décidé de rencontrer d’autres païens, wiccans, adeptes de la witchcraft… après toutes ces années à être « la bizarre », faire dorénavant partie de cette communauté a été salvateur. Je n’étais plus la nana chelou qui avait des goûts étranges. Je suis devenue moi, sans filtre. Un renouveau dont j’avais besoin, d’autant plus que c’est quelque chose qui m’anime depuis toujours et qui tient une place très importante dans ma vie.

Et puis Boum ! Crac ! Paf ! Patatra! Le premier coup dur de l’année. Notre mariage à Londres tombe à l’eau. Hé oui, pour ceux qui l’ignoraient, initialement nous devions nous marier à Londres. J’en rêvais. Tout était prêt, les prestataires engagés, les préparatifs avancés… et puis un gros désaccord avec la propriétaire du lieu que nous avions choisi a tout flanqué par terre et nous avons préféré annuler plutôt que de prendre des risques inutiles (comme perdre tout notre argent par exemple). La déception a été très difficile à digérer. Mais notre amour et notre envie de nous marier ont été plus forts.

A ce moment-là de l’année, nous nous sommes fiancés « officiellement », j’ai été diplômée de l’ICART. Et j’ai aussi fait plusieurs centaines de kms tous les week-ends pour passer un maximum de temps avec ma grand mère qui n’allait pas bien du tout. Chéri venait souvent avec moi. On était épuisé, vidé mais on maintenait le cap parce qu’il y avait beaucoup trop de choses à faire, entre le mariage anglais à désorganiser et le mariage dans le Nord à mettre en place. On est finalement retombé sur nos pattes. Quand tout à coup, le néant : ma tendre grand-mère est partie rejoindre les étoiles. A ce moment là, il y a eu un trou noir. Il nous a absorbés.

Les semaines qui ont suivi, on a déconnecté. On s’est offert un séjour à Disneyland. J’ai reçu le vélo cargo que j’attendais avec une grande impatience puisque je l’avais commandé pour remplacer ma voiture. On est allés voir Henri Dès en concert et on s’est jeté corps et âme dans la préparation de notre anniversaire car en 2019, on a tous les deux passé un cap : 25 pour moi, 50 pour chéri. Ce fut une superbe fête.

Côté professionnel, l’été m’a semblé interminable. J’étais pleine de doutes.
J’ai commencé les classes d’été pour préparer le CRPE ( le concours pour devenir professeur des écoles) et j’ai complètement paniqué devant la difficulté et la masse de travail attendu, que je n’avais absolument pas la force de fournir après l’année qu’on venait de passer (et aussi après 6 ans d’études, accessoirement…). Et puis j’ai presque tout fait moi même pour le mariage, et cette période de création intense m’a fait aussi beaucoup réfléchir sur la part de créativité dans mon activité professionnelle. Notamment à cause de mon trouble anxieux et de mon hypersensibilité (dont je vais vous parler tout bientôt) que les activités manuelles apaisent. Ça m’a fait beaucoup de bien mais ça n’a pas résolu mon dilemme.

Entre deux, mon EVJF à Disneyland m’a redonné du pep’s. Quelle intense journée, pleine de rire, d’amour et de folie. Et puis, au mois de septembre, j’ai abandonné le CRPE. C’était trop. Ce n’était pas le moment. En plus du mariage prévu quelques semaines plus tard, nous avions deux autres énormes projets pour l’année 2019-2020 : déménager et avoir un bébé. Mais ma volonté de travailler avec les enfants a eu raison de mon découragement. J’ai décidé de passer un CAP petite enfance avec une idée derrière la tête : concilier une vie pro avec des enfants et la création.

Notre mariage a été l’accomplissement d’un rêve, une parenthèse enchantée et magique. Mais qui a duré bien trop peu de temps à mon goût. A cause de la fatigue, de l’implication énorme et de toute l’énergie que j’ai mise dans cet évènement, j’ai commencé à faire des crises d’angoisse quotidiennement et les semaines qui ont suivi ont vraiment été compliquées. Et 2019 m’a pris une personne de plus : mon premier amour a quitté notre monde. Il avait à peine la trentaine. Je suis donc passée en quelques jours de l’euphorie totale à « le premier homme que j’ai aimé est mort ». J’étais sur les rotules, avec la sensation qu’on m’ait volé mon « après mariage ». Une tempête émotionnelle a balayé le petit nuage sur lequel j’étais censée rester un moment. Je me sentais faible, impuissante et terrorisée devant tant de changements et d’évènements sur lesquels je n’avais aucune prise.

Comment je vois 2020

2019 m’a pris beaucoup. D’énergie, de temps, d’argent, de personnes que j’aimais… Mais elle m’a appris tellement. Sur mon couple, pour commencer, car se marier ce n’est pas rien. Je ne suis que plus convaincue de la force de notre amour et je suis prête à vivre l’aventure de la vie avec mon chéri, à construire notre famille et notre foyer.

J’ai aussi appris énormément sur moi-même. Le fait d’assumer pleinement ma personnalité sorcière, de pratiquer et de fêter les sabbats et esbats a été une délivrance en quelque sorte. Où une renaissance plutôt. Comme si on m’avait autorisée à être qui j’étais réellement sans le cacher à personne. (D’ailleurs si ce sont des choses qui vous intéressent, j’ai bien envie de vous en parler dans un futur article). Cette force créatrice qui en a découlé n’a fait que nourrir mon envie d’aller plus loin encore et d’avoir des projets comme créer un e-shop, de m’investir plus sur le blog. En tout cas de me servir de mon énergie créatrice pour lutter contre les angoisses et l’hypersensibilité.

Et puis côté pro, une voie s’est ouverte. Alors que j’étais en stage pour mon CAP, j’ai été convoquée au bout de 3 jours par le directeur et les institutrices de l’école maternelle où j’étais et on m’a dit « ton métier Lou, c’est prof, c’est évident ». J’ai pris une claque. Je m’étais résignée et j’avais eu tort. Pour autant, je ne passerai pas le CRPE. J’ai décidé de faire autrement. Déjà parce que je n’aime pas la simplicité et je n’aime pas faire comme tout le monde 😉 Mais aussi parce qu’être contractuelle présente des avantages dans mon cas, notamment pour concilier ma vie pro avec la création. Et aussi parce que l’école et moi ca a toujours été « je t’aime, moi non plus » et que je ne m’interdis pas d’envisager de monter un jour ma propre structure d’accueil. Je me découvre ambitieuse et me surprends à penser à pleins de projets pro que je ne me suis jamais autorisée à envisager sérieusement. 2019, m’aurais-tu aidée à me trouver ?

Et voilà, 2019 se termine. Je suis mariée, sorcière, comblée et je me dis que les quelques jours qui restent peuvent encore me surprendre. Dans quelques semaines, je serai professeur des écoles et d’ici quelques mois nous aurons un nouveau logis. Je n’ai pas de résolution pour la nouvelle année si ce n’est d’avancer sur ce même chemin de la meilleure façon possible. Et je n’ai qu’un seul souhait pour 2020 : cette année m’a faite épouse et plus que jamais sorcière, l’an prochain, je voudrais devenir mère.

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