Acné : traiter les cicatrices

acné

Après de nombreuses années, je me suis enfin décidée à traiter les cicatrices d’acné qui persistent malgré mes efforts et malgré le temps. Et au vu de l’ampleur du phénomène, je me suis dit que ce n’était pas inintéressant de vous en parler ici. Car oui, la peau parfaite (si tant est qu’elle existe) a un coût et il n’est pas seulement financier. Alors pour celles et ceux qui se posent la question, voilà ce qu’on m’a proposé (et ce que j’ai décidé de faire ou non) pour éradiquer ces vilaines traces.

ATTENTION : je ne suis pas médecin, je ne suis pas dermatologue. Les prescriptions que j’évoque ici m’ont été faites après un rendez-vous chez un spécialiste. Elles ne sont en aucun cas valables pour toutes les cicatrices et tous les problèmes de peau dûs à l’acné. Je vous parle de mon expérience personnelle, mon cas n’est pas une généralité.

D’où viennent ces cicatrices ?

La plupart du temps, les cicatrices sont des traces plus ou moins profondes qui marquent la peau quand on perce nos boutons. Raison pour laquelle il est fortement recommandé de ne pas toucher son visage avec ses mains lorsqu’on a de l’acné. Nos mains sont pleines de bactéries et, l’acné étant un germe, toucher une peau acnéique avec ne va faire qu’aggraver le problème. Mais il arrive que l’acné soit tellement persistante que, même si on ne touche à rien, certains boutons laissent des marques, des traces résiduelles et cicatrices. Si vous en avez et qu’elles sont encore rosacées ou violacées, sachez que vous pouvez sans doute encore agir pour tenter de les résorber grâce à des crèmes cicatrisantes (demandez conseil à votre pharmacien ou à un dermatologue).

Les miennes sont là depuis le lycée, période où j’ai vraiment souffert de l’acné. Durant toute mon année de première, ça a été terrible ! J’avais le visage couvert de plaques, les boutons étaient extrêmement douloureux et niveau moral, comment vous dire qu’avec la tête que j’avais c’était pas simple tous les jours. J’ai suivi un traitement assez lourd à l’époque à base d’antibiotiques (locaux et oraux) et on m’a prescrit la fameuse merde en plaquette pilule Diane 35 qui a résolu mon problème (et a complètement déréglé mon corps dans le même temps mais ça, c’est un autre sujet… je vous laisse juger par vous-même, moi qui n’ai jamais dépassé un bon bonnet B, après Diane 35 je suis passée à du D…).  Malgré tous mes efforts, j’ai gardé énormément de traces. Superficielles, certes, mais bien visibles tout de même. Environ 10 ans plus tard, j’ai toujours de l’acné. Ce n’est plus l’acné juvénile que j’avais à l’époque mais une acné hormonale et poly-kystique.

Adopter les bons réflexes

Avant d’employer les grands moyens, il y a quelques réflexes à adopter quand on a une peau acnéique afin de mettre toutes les chances de son côté. Il n’y a pas de secret : une peau saine commence par des habitudes saines. Si vous souffrez d’acné, mieux vaut éviter la cigarette, l’alcool mais aussi une consommation excessive de gras et de sucre. Tout ça ne va faire qu’agiter vos glandes sébacées (donc produire plus de sébum et donc favoriser l’apparition des boutons) et ralentir la cicatrisation. Bref, préférez les légumes, de bonnes nuits de sommeil et le sport. Votre peau vous dira merci. Evitez également les expositions au soleil (le soleil assèche la peau qui, du coup, va produire du sébum en plus grande quantité pour contrebalancer et donc favorise l’excès de sébum et les boutons. Vous commencez à connaitre la chanson). D’une manière générale, évitez d’agresser votre peau. Plus vous la traiterez avec douceur, patience et bienveillance, mieux vous arriverez à vous débarrasser de l’acné.

Si vous optez pour des remèdes naturels, soyez attentifs à ce que vous utilisez et renseignez-vous bien avant. Notamment avec les huiles essentielles (lavande et tea tree) qui doivent être utilisée avec précaution et parcimonie. Préférez des méthodes plus douces comme l’utilisation d’eau florale de lavande qui va rééquilibrer en douceur les peaux grasses, d’aloé vera pour apaiser votre peau (attention à utiliser du gel pur, sans additifs) ou alors des produits (ou aliments/compléments alimentaires) à base de zinc qui vont favoriser la cicatrisation et aider à faire disparaitre les boutons plus facilement. Vous pouvez également vous faire des infusions d’ortie (riche en zinc et anti-inflammatoire), de pensée sauvage (ou viola tricolor, anti-inflammatoire également  et qui contient de l’acide salicylique) ou de bardane.

Dermatologue ou centre esthétique ?

Il y a deux écoles, même si traiter des cicatrices d’acné reste un acte esthétique avant tout. Avant d’aller chez la dermato, je suis allée me renseigner dans un centre esthétique. Les deux m’ont proposé exactement la même chose, si ce n’est qu’il y avait environ 200€ de moins sur le devis final chez la dermato. N’hésitez vraiment pas à consulter plusieurs professionnels pour vous faire une opinion objective. Tant sur les tarifs que sur les soins qu’on vous propose. Mais que vous préfériez la jouer « médecin spécialisé » ou centre esthétique, mon avis c’est que c’est globalement la même prestation. Seuls le tarif et les laboratoires qui fabriquent les traitement diffèrent.

Traiter les cicatrices d’acné : moins cher c’est, mieux c’est ?

J’ai opté pour la solution « j’ai pas envie de claquer mon PEL dans un ravalement de façade ». Je me suis donc tournée vers la dermatologue qui m’a proposé le devis le moins cher (enfin moins cher, tout est relatif…) Elle ne m’a pas spécialement convaincue. C’etait le cliché parfait de la femme qui a peur de vieillir et qui s’auto-injecte du botox dans les lèvres. Donc déjà, sa tête totalement anti-naturelle ne m’inspirait pas confiance. Mais comme je ne suis pas une personne stupide qui juge autrui sur son physique, j’ai tout de même écouté très attentivement ce qu’elle avait à me dire. Elle m’a sorti quelques aberrations (comme, par exemple, que j’avais la peau grasse alors que ce n’est absolument pas le cas, j’ai eu plusieurs contre-avis me l’affirmant). Elle a même essayé de me refourguer des produits anti-âge ! Moi qui suis adepte des cosmétiques douces et naturelles, j’etais loin du compte. Après une auscultation et 30 minutes de discussion, elle m’explique qu’il faut d’abord traiter l’acné qui reste avant de s’attaquer à des traitements plus lourds comme des peelings. Dans mon cas, un traitement au laser n’est pas nécessaire puisque mes cicatrices sont vraiment superficielles (j’ai eu le même diagnostique au centre esthétique). Je suis ressortie de là avec :

  • un traitement antibiotique oral (Tétralysal 300mg) sur 3 mois (remboursé par la sécurité sociale)
  • un traitement antibiotique local (Deffirine) sur 3 mois (remboursé par la sécurité sociale)
  • une lotion à appliquer localement sur les boutons inflammatoires (Eryfluid) (remboursé par la sécurité sociale)
  • une crème de jour dosée à 10% d’AHA (non remboursée, je l’ai payée 17€)
  • 4 peelings aux acides de fruits à 15 jours d’intervalle chacun. Ces peelings ne sont d’après elle pas agressifs et peuvent être réalisés à une pause déjeuner sans problème. Pas de traces ou rougeurs ensuite (mouais). (Ils coûtent 84€ TTC chacun).
  • 1 peeling moyen au TCA (c’est vraiment très costaud) pour éradiquer les traces qui resteraient après tout ça. Ces peelings ont des suites assez effrayantes. La peau devient marron puis pèle pendant environ une semaine. Dans les deux cas, il ne faut absolument pas s’exposer au soleil après un peeling, AHA ou TCA (ce peeling coûte 180€ TTC).

Tout ça devant s’étaler sur environ 5 mois de temps, pour la modique somme de 500€ au total. J’ai décidé de commencer le traitement médicamenteux (que je connais bien puisque c’est le même que j’ai eu au lycée) pour voir ce que ça donnerait. Il est remboursé quasi intégralement (sauf la crème aux AHA) et j’estime que l’investissement est moindre. 

Un contre-avis grâce au Dermacenter de Paris

Après 4 jours de traitement, je suis rouge écarlate, ma peau pèle et me démange atrocement. Complètement flippée, je décide de prendre rendez-vous au Dermacenter à Paris puisque j’y étais pour ma remise de diplôme. Là on prend des photos de ma peau avec un appareil spécial (qui permet de calculer le taux d’hydratation, de voir les taches brunes et la couperose et d’évaluer le capital soleil. Allez voir sur le blog d’Hélène de Mon Blog de fille qui est une habituée du lieu et qui vous expliquera tout ça bien mieux que moi). Les résultats révèlent que je n’ai pas la peau grasse (mais ça je le savais…), que mon capital soleil est équivalent à la côte de popularité de Jean-Michel Jarre et que ma peau est criblée de tâches brunes dûes à l’exposition au soleil. L’adorable Louis, qui s’est occupé de moi, me rassure en me disant que pour les cicatrices je n’ai malheureusement pas d’autres choix que ce que m’a proposé la dermato et que ce sont sans doute les acides de fruits en forte concentration qui causent ces rougeurs. Il faut que je laisse le temps à ma peau de s’accommoder. Il m’indique que ma routine actuelle est bonne mais que j’ai impérativement besoin de protéger ma peau du soleil QUOI QU’IL ARRIVE surtout avec les traitements pour l’acné et les cicatrices qui sont photo-sensibilisants. Je repars donc avec un écran total super-costaud. J’attire votre attention sur le fait qu’au Dermacenter ce ne sont pas des dermatologues ! Mais leur machine permet d’avoir un avis différent et ils ont aussi un regard extérieur qui peut être intéressant. Je n’ai ressenti aucune pression marketing : Louis m’a proposé un produit de chez Skin Ceuticals que je n’avais absolument pas les moyens de me procurer ce jour la. Il n’a pas insisté.

Qu’est-ce que ça donne à + 1 mois de traitement ?

 

Je continue le traitement antibiotique (cachets + crème sur le visage et dans le dos) ainsi que la crème aux acides de fruits. Je pense que le traitement a tout fait sortir d’un coup au début mais ça va nettement mieux. Même si je sens bien que les AHA irritent ma peau (ça me démange régulièrement). D’une manière générale mon grain de peau est affiné et mon teint unifié mais légèrement tanné ! Je suppose que ce sont les médicaments… J’ai toujours quelques boutons et je vois les points noirs et comédons sortir au fur et à mesure. Etant à peine à cinq semaines de traitement, je pense que les résultats seront plus parlants le mois prochain.

Côté effets indésirables, je les ressens nettement : les antibio me fatiguent et dans mon ventre c’est la fête du slip. J’ai du mal à digérer. J’ai aussi l’impression que ça joue sur mes humeurs. Je me sens plus facilement découragée/démotivée voire carrément déprimée à certains moments (alors qu’il n’y a pas forcément de raison).

Une découverte chez la marque The Ordinary (leur peeling aux AHA dosé à 30%) me fait bien m’interroger sur l’utilité de claquer 4 fois 84€ de peeling chez la dermato alors qu’un produit TELLEMENT MOINS CHER me permettrait d’avoir des résultats similaires. Mais ça nécessite de faire ça soi-même à la maison. Je me tâte encore sur cette question et vous ferai savoir ce que j’ai finalement décidé.

Comme vous pouvez le constater, les traitements proposés sont assez lourds. Il peut y avoir un investissement financier mais aussi personnel dans le sens ou les antibiotiques ce n’est pas un traitement anodin. Il faut s’attendre à des effets secondaires sans flipper totalement non plus car c’est passager. J’aurais tendance à vous conseiller de vous atteler à ça à un moment où vous êtes assez solide et assez entouré.e (j’entends par là que si vous venez de vous faire larguer et que votre chat est mort hier, c’est peut-être pas le meilleur moment). Se retrouver avec de l’acné comme à ses 14 ans pendant plusieurs semaines à cause du traitement ça peut très vite affecter la confiance en soi et le moral. Et avec les antibios par dessus le marché, autant être prêt à affronter tout ça.  Afin de ne pas vous gaver (puisque cet article est déjà très long) je vous raconterai la suite de mon périple cutané dans un prochain article. D’ici là, n’hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Love love les moldus.

La Bise ♥

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