Acné : traiter les cicatrices

acné

Après de nombreuses années, je me suis enfin décidée à traiter les cicatrices d’acné qui persistent malgré mes efforts et malgré le temps. Et au vu de l’ampleur du phénomène, je me suis dit que ce n’était pas inintéressant de vous en parler ici. Car oui, la peau parfaite (si tant est qu’elle existe) a un coût et il n’est pas seulement financier. Alors pour celles et ceux qui se posent la question, voilà ce qu’on m’a proposé (et ce que j’ai décidé de faire ou non) pour éradiquer ces vilaines traces.

ATTENTION : je ne suis pas médecin, je ne suis pas dermatologue. Les prescriptions que j’évoque ici m’ont été faites après un rendez-vous chez un spécialiste. Elles ne sont en aucun cas valables pour toutes les cicatrices et tous les problèmes de peau dûs à l’acné. Je vous parle de mon expérience personnelle, mon cas n’est pas une généralité.

D’où viennent ces cicatrices ?

La plupart du temps, les cicatrices sont des traces plus ou moins profondes qui marquent la peau quand on perce nos boutons. Raison pour laquelle il est fortement recommandé de ne pas toucher son visage avec ses mains lorsqu’on a de l’acné. Nos mains sont pleines de bactéries et, l’acné étant un germe, toucher une peau acnéique avec ne va faire qu’aggraver le problème. Mais il arrive que l’acné soit tellement persistante que, même si on ne touche à rien, certains boutons laissent des marques, des traces résiduelles et cicatrices. Si vous en avez et qu’elles sont encore rosacées ou violacées, sachez que vous pouvez sans doute encore agir pour tenter de les résorber grâce à des crèmes cicatrisantes (demandez conseil à votre pharmacien ou à un dermatologue).

Les miennes sont là depuis le lycée, période où j’ai vraiment souffert de l’acné. Durant toute mon année de première, ça a été terrible ! J’avais le visage couvert de plaques, les boutons étaient extrêmement douloureux et niveau moral, comment vous dire qu’avec la tête que j’avais c’était pas simple tous les jours. J’ai suivi un traitement assez lourd à l’époque à base d’antibiotiques (locaux et oraux) et on m’a prescrit la fameuse merde en plaquette pilule Diane 35 qui a résolu mon problème (et a complètement déréglé mon corps dans le même temps mais ça, c’est un autre sujet… je vous laisse juger par vous-même, moi qui n’ai jamais dépassé un bon bonnet B, après Diane 35 je suis passée à du D…).  Malgré tous mes efforts, j’ai gardé énormément de traces. Superficielles, certes, mais bien visibles tout de même. Environ 10 ans plus tard, j’ai toujours de l’acné. Ce n’est plus l’acné juvénile que j’avais à l’époque mais une acné hormonale et poly-kystique.

Adopter les bons réflexes

Avant d’employer les grands moyens, il y a quelques réflexes à adopter quand on a une peau acnéique afin de mettre toutes les chances de son côté. Il n’y a pas de secret : une peau saine commence par des habitudes saines. Si vous souffrez d’acné, mieux vaut éviter la cigarette, l’alcool mais aussi une consommation excessive de gras et de sucre. Tout ça ne va faire qu’agiter vos glandes sébacées (donc produire plus de sébum et donc favoriser l’apparition des boutons) et ralentir la cicatrisation. Bref, préférez les légumes, de bonnes nuits de sommeil et le sport. Votre peau vous dira merci. Evitez également les expositions au soleil (le soleil assèche la peau qui, du coup, va produire du sébum en plus grande quantité pour contrebalancer et donc favorise l’excès de sébum et les boutons. Vous commencez à connaitre la chanson). D’une manière générale, évitez d’agresser votre peau. Plus vous la traiterez avec douceur, patience et bienveillance, mieux vous arriverez à vous débarrasser de l’acné.

Si vous optez pour des remèdes naturels, soyez attentifs à ce que vous utilisez et renseignez-vous bien avant. Notamment avec les huiles essentielles (lavande et tea tree) qui doivent être utilisée avec précaution et parcimonie. Préférez des méthodes plus douces comme l’utilisation d’eau florale de lavande qui va rééquilibrer en douceur les peaux grasses, d’aloé vera pour apaiser votre peau (attention à utiliser du gel pur, sans additifs) ou alors des produits (ou aliments/compléments alimentaires) à base de zinc qui vont favoriser la cicatrisation et aider à faire disparaitre les boutons plus facilement. Vous pouvez également vous faire des infusions d’ortie (riche en zinc et anti-inflammatoire), de pensée sauvage (ou viola tricolor, anti-inflammatoire également  et qui contient de l’acide salicylique) ou de bardane.

Dermatologue ou centre esthétique ?

Il y a deux écoles, même si traiter des cicatrices d’acné reste un acte esthétique avant tout. Avant d’aller chez la dermato, je suis allée me renseigner dans un centre esthétique. Les deux m’ont proposé exactement la même chose, si ce n’est qu’il y avait environ 200€ de moins sur le devis final chez la dermato. N’hésitez vraiment pas à consulter plusieurs professionnels pour vous faire une opinion objective. Tant sur les tarifs que sur les soins qu’on vous propose. Mais que vous préfériez la jouer « médecin spécialisé » ou centre esthétique, mon avis c’est que c’est globalement la même prestation. Seuls le tarif et les laboratoires qui fabriquent les traitement diffèrent.

Traiter les cicatrices d’acné : moins cher c’est, mieux c’est ?

J’ai opté pour la solution « j’ai pas envie de claquer mon PEL dans un ravalement de façade ». Je me suis donc tournée vers la dermatologue qui m’a proposé le devis le moins cher (enfin moins cher, tout est relatif…) Elle ne m’a pas spécialement convaincue. C’etait le cliché parfait de la femme qui a peur de vieillir et qui s’auto-injecte du botox dans les lèvres. Donc déjà, sa tête totalement anti-naturelle ne m’inspirait pas confiance. Mais comme je ne suis pas une personne stupide qui juge autrui sur son physique, j’ai tout de même écouté très attentivement ce qu’elle avait à me dire. Elle m’a sorti quelques aberrations (comme, par exemple, que j’avais la peau grasse alors que ce n’est absolument pas le cas, j’ai eu plusieurs contre-avis me l’affirmant). Elle a même essayé de me refourguer des produits anti-âge ! Moi qui suis adepte des cosmétiques douces et naturelles, j’etais loin du compte. Après une auscultation et 30 minutes de discussion, elle m’explique qu’il faut d’abord traiter l’acné qui reste avant de s’attaquer à des traitements plus lourds comme des peelings. Dans mon cas, un traitement au laser n’est pas nécessaire puisque mes cicatrices sont vraiment superficielles (j’ai eu le même diagnostique au centre esthétique). Je suis ressortie de là avec :

  • un traitement antibiotique oral (Tétralysal 300mg) sur 3 mois (remboursé par la sécurité sociale)
  • un traitement antibiotique local (Deffirine) sur 3 mois (remboursé par la sécurité sociale)
  • une lotion à appliquer localement sur les boutons inflammatoires (Eryfluid) (remboursé par la sécurité sociale)
  • une crème de jour dosée à 10% d’AHA (non remboursée, je l’ai payée 17€)
  • 4 peelings aux acides de fruits à 15 jours d’intervalle chacun. Ces peelings ne sont d’après elle pas agressifs et peuvent être réalisés à une pause déjeuner sans problème. Pas de traces ou rougeurs ensuite (mouais). (Ils coûtent 84€ TTC chacun).
  • 1 peeling moyen au TCA (c’est vraiment très costaud) pour éradiquer les traces qui resteraient après tout ça. Ces peelings ont des suites assez effrayantes. La peau devient marron puis pèle pendant environ une semaine. Dans les deux cas, il ne faut absolument pas s’exposer au soleil après un peeling, AHA ou TCA (ce peeling coûte 180€ TTC).

Tout ça devant s’étaler sur environ 5 mois de temps, pour la modique somme de 500€ au total. J’ai décidé de commencer le traitement médicamenteux (que je connais bien puisque c’est le même que j’ai eu au lycée) pour voir ce que ça donnerait. Il est remboursé quasi intégralement (sauf la crème aux AHA) et j’estime que l’investissement est moindre. 

Un contre-avis grâce au Dermacenter de Paris

Après 4 jours de traitement, je suis rouge écarlate, ma peau pèle et me démange atrocement. Complètement flippée, je décide de prendre rendez-vous au Dermacenter à Paris puisque j’y étais pour ma remise de diplôme. Là on prend des photos de ma peau avec un appareil spécial (qui permet de calculer le taux d’hydratation, de voir les taches brunes et la couperose et d’évaluer le capital soleil. Allez voir sur le blog d’Hélène de Mon Blog de fille qui est une habituée du lieu et qui vous expliquera tout ça bien mieux que moi). Les résultats révèlent que je n’ai pas la peau grasse (mais ça je le savais…), que mon capital soleil est équivalent à la côte de popularité de Jean-Michel Jarre et que ma peau est criblée de tâches brunes dûes à l’exposition au soleil. L’adorable Louis, qui s’est occupé de moi, me rassure en me disant que pour les cicatrices je n’ai malheureusement pas d’autres choix que ce que m’a proposé la dermato et que ce sont sans doute les acides de fruits en forte concentration qui causent ces rougeurs. Il faut que je laisse le temps à ma peau de s’accommoder. Il m’indique que ma routine actuelle est bonne mais que j’ai impérativement besoin de protéger ma peau du soleil QUOI QU’IL ARRIVE surtout avec les traitements pour l’acné et les cicatrices qui sont photo-sensibilisants. Je repars donc avec un écran total super-costaud. J’attire votre attention sur le fait qu’au Dermacenter ce ne sont pas des dermatologues ! Mais leur machine permet d’avoir un avis différent et ils ont aussi un regard extérieur qui peut être intéressant. Je n’ai ressenti aucune pression marketing : Louis m’a proposé un produit de chez Skin Ceuticals que je n’avais absolument pas les moyens de me procurer ce jour la. Il n’a pas insisté.

Qu’est-ce que ça donne à + 1 mois de traitement ?

 

Je continue le traitement antibiotique (cachets + crème sur le visage et dans le dos) ainsi que la crème aux acides de fruits. Je pense que le traitement a tout fait sortir d’un coup au début mais ça va nettement mieux. Même si je sens bien que les AHA irritent ma peau (ça me démange régulièrement). D’une manière générale mon grain de peau est affiné et mon teint unifié mais légèrement tanné ! Je suppose que ce sont les médicaments… J’ai toujours quelques boutons et je vois les points noirs et comédons sortir au fur et à mesure. Etant à peine à cinq semaines de traitement, je pense que les résultats seront plus parlants le mois prochain.

Côté effets indésirables, je les ressens nettement : les antibio me fatiguent et dans mon ventre c’est la fête du slip. J’ai du mal à digérer. J’ai aussi l’impression que ça joue sur mes humeurs. Je me sens plus facilement découragée/démotivée voire carrément déprimée à certains moments (alors qu’il n’y a pas forcément de raison).

Une découverte chez la marque The Ordinary (leur peeling aux AHA dosé à 30%) me fait bien m’interroger sur l’utilité de claquer 4 fois 84€ de peeling chez la dermato alors qu’un produit TELLEMENT MOINS CHER me permettrait d’avoir des résultats similaires. Mais ça nécessite de faire ça soi-même à la maison. Je me tâte encore sur cette question et vous ferai savoir ce que j’ai finalement décidé.

Comme vous pouvez le constater, les traitements proposés sont assez lourds. Il peut y avoir un investissement financier mais aussi personnel dans le sens ou les antibiotiques ce n’est pas un traitement anodin. Il faut s’attendre à des effets secondaires sans flipper totalement non plus car c’est passager. J’aurais tendance à vous conseiller de vous atteler à ça à un moment où vous êtes assez solide et assez entouré.e (j’entends par là que si vous venez de vous faire larguer et que votre chat est mort hier, c’est peut-être pas le meilleur moment). Se retrouver avec de l’acné comme à ses 14 ans pendant plusieurs semaines à cause du traitement ça peut très vite affecter la confiance en soi et le moral. Et avec les antibios par dessus le marché, autant être prêt à affronter tout ça.  Afin de ne pas vous gaver (puisque cet article est déjà très long) je vous raconterai la suite de mon périple cutané dans un prochain article. D’ici là, n’hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Love love les moldus.

La Bise ♥

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Livia + endométriose : bilan des 2 ans + concours

Vous vous souvenez de mon article sur l’appareil Livia ? Eh bien après bientôt deux ans d’utilisation, je reviens vous faire un petit point sur mon endométriose, et comment ce petit appareil a sauvé mes débuts de cycles.

Livia, le bouton pause des règles douloureuses

livia

Je vous avais dressé son portrait ici quand je l’ai acheté il y a presque deux ans et j’avais fait un premier bilan après quelques cycles (ici). Ce petit appareil permet de brouiller le message de la douleur entre les ovaires et le cerveau grâce à des pulsations électriques. C’est une méthode connue, souvent utilisée en kiné pour soigner douleurs et traumatismes. Il est discret, très facile d’utilisation et ne nécessite pas un investissement monstrueux (entre 100 et 150€ selon les sites). Il y a des consommables (les « gelpads » et les électrodes) mais cela ne vous coûtera pas plus de 25€ par an. Personnellement, j’estime que l’investissement en vaut largement la peine !

Pourquoi j’ai acheté Livia ?

Je n’en ai pas encore parlé en détail ici mais vous êtes nombreux à avoir suivi mes petites aventures médicales sur Instagram. Il y a deux ans, suite à une mésaventure (que je vous ai confiée ici), on m’a diagnostiqué une endométriose interne, c’est à dire une adénomyose. Ça se traduit par des problèmes hormonaux mais aussi de très très fortes douleurs et contractions les premiers jours de mon cycle. A tel point que je ne peux pas me tenir debout parfois. Les douleurs sont terribles et à la limites du supportable durant quelques heures. Je suis extrêmement fatiguée, épuisée par les contractions et la douleur qui se propage dans tout mon corps. Bref, c’est pas joli joli.

J’ai découvert ce petit boîtier sur les réseaux sociaux et je n’ai pas réfléchi un seul instant. Je n’avais rien à perdre à part de l’argent. Et franchement, face aux douleurs que je subissais, c’était le cadet de mes soucis. Le cycle suivant c’est une révélation , une révolution : j’ai trouvé le saint-Graal.

Est-ce miraculeux ?

NON ! Il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas une formule magique. Le boîtier va aider à diminuer les douleurs mais ne les supprime pas totalement (ou peut-être si on a des douleurs faibles à modérées). Mais il a clairement changé ma vie. Je suis (presque) capable de rester active toute la journée car la douleur devient supportable. Je souffre quand même mais vraiment beaucoup moins. Il parait aussi que le boîtier ne fonctionne pas sur tout le monde. Je ne peux rien vous dire là-dessus puisque sur moi, il fonctionne.

Je pense que c’est vraiment une révolution dans la gestion de la douleur menstruelle. Je n’y vois que des avantages : plus de médicaments à gogo, moins de douleurs et en plus le design est super réussi. Il faut juste penser à le recharger régulièrement.

Bilan après 2 ans d’utilisation

Comme vous pouvez le lire, je suis toujours très contente de mon achat. C’est vraiment une aide pour moi et je vois la différence quand je ne l’utilise pas. Il m’est arrivé d’être en déplacement et de l’avoir oublié. Eh bien je peux vous dire que je l’ai senti passer! Il y a aussi un aspect très pratique. Je suis abonnée à Amazon Prime (même si je n’aime pas trop leur faire de la pub car je n’utilise ce site que pour acheter des choses que je ne peux pas trouver autrement) et les produits Livia y sont commercialisés. Si j’ai besoin de nouveaux gelpads ou d’une paire d’électrodes, en deux clics et 24h le tout est dans ma boite aux lettres. Il y a aussi beaucoup de magasins (comme la Fnac et Boulanger, entre autres) où vous pourrez vous procurer tout ça. Et bien sûr, il y a le site internet de la marque.

Le seul bémol que je trouve à cet appareil, ce sont justement ces petites électrodes en forme de fleur. Elles sont, mine de rien, assez fragiles. Si on ne fait pas attention au positionnement des câbles, les fils électriques à l’intérieur s’abîment très vite (quand on est en position assise par exemple). J’ai du en acheter deux paires cette année à cause de ça. Idem pour la petite boite de rangement qui n’est pas assez grande et finit par abîmer les câbles parce qu’ils sont pliés . Je me suis donc cousu un petit pochon pour ranger mon Livia pour éviter ce problème. Mais n’importe quelle petite pochette fera l’affaire.

Concours

Je vous donne rendez-vous sur mon compte Instagram pour tenter de remporter un appareil Livia !  Si vous venez souvent par ici, vous savez que je refuse absolument toutes propositions commerciales, partenariats etc. Je ne souhaite pas utiliser mon blog pour ça. Mais là, c’est différent, c’est une cause que je tiens à soutenir car NON ce n’est pas normal de souffrir le martyr pendant ces règles. NON ce n’est pas normal d’être jugée à l’école ou sur son lieu de travail quand on est obligée de s’absenter parce qu’on ne peut rien faire à cause des douleurs et des contractions. Et si Livia ne change pas le monde et le regard des autres sur les menstruations, il les rend plus supportables et c’est déjà beaucoup. Alors je suis ravie de pouvoir faire gagner un petit Livia à l’une d’entre vous. Je précise que je ne bénéficie d’aucune contrepartie (que ce soit financière ou d’une autre sorte).

Pour participer, rendez-vous donc sur mon compte instagram (@MoodyJungle). Le concours est ouvert du Lundi 19 août au Vendredi 23 août. Les conditions de participations sont listées sur la publication Instagram ;). Bonne chance à toutes ❤️



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Préparatifs de mariage : on en est où à M-2 ?

On a eu un printemps et un été un peu mouvementés par ici. Entre les soucis perso et les gros projets de vie qui nous attendent, j’ai pas eu le coeur à m’investir plus que ça sur le blog. Mais maintenant que tout ça est passé et que la rentrée est bien entamée,  j’avais envie de vous faire un petit point préparatifs de mariage. En plus, on s’est dit que ce serait sympa de vous faire un article à quatre mains avec chéri car pour le coup, c’est un sujet qui le concerne tout autant que moi. Il a laissé quelques petites notes ça et là dans l’article… je vous laisse découvrir !

 

Un rétro planning bien chargé

préparatifs de mariage

A l’heure où je vous parle, il nous reste deux mois pile. C’est à la fois très court pour des préparatifs de mariage et très long parce que j’attends ça depuis tellement longtemps que je voudrais que ce soit demain. 

Heureusement non, il reste encore du temps et c’est tant mieux. Car on a pris pas mal de décisions qui ont certes allégé le budget, mais pas forcément le rétroplanning. Comme je suis très manuelle (et aussi dans un souci écologique et de consommation responsable), il y a énormément de choses que j’ai voulu faire moi même. Par exemple les bougies pour les tables, les noeuds de chaises, les robes de mes témoins et demoiselles d’honneur, les bouquets de mes petites demoiselles d’honneur, mon bouquet de mairie et beaucoup d’éléments de déco comme les noms de chaque table que j’ai brodés à la main… Alors non, navrée mais je ne vais vous spoiler maintenant ! Il faudra patienter jusqu’au mariage pour que je vous montre tout ça ici (y’a pas de raison que je sois la seule à trépigner jusque là!).

préparatifs de mariage

Note du futur marié : A la recherche d’une activité zen potentiellement profitable sur le plan de l’introspection ? Oubliez les coloriages pour adultes, peignez des fleurs. Plein de fleurs. Plein plein plein de fleurs. Ici, des fleurs blanches en mousse qu’un membre de la famille de Lou nous a gentiment cédé après son mariage. 

L’avantage c’est que notre thème (je dirai mi ambiance gothique-romantique un brin vintage genre 19e siècle, mi sorcière burtonesque… bref, vous voyez un peu l’idée) nous permet de faire beaucoup de récup’. Le côté sorcellerie fait justement appel à la nature et à des éléments naturels. Ça nous a permis de nous passer d’un fleuriste pour la décoration florale. Toutes nos fleurs sont sauvages, glanées, cueillies et ramassées ça et là… Puis nous les avons fait sécher (dans nos toilettes !!! Car pour conserver leur couleur, les fleurs doivent sécher à l’abri de la lumière et c’est la seule pièce de l’appartement où il n’y a pas de fenêtre).

préparatifs de mariage

Note du futur marié : Embaumez vos toilettes à peu de frais ! C’est largement plus stylé et infiniment plus écolo que le désodorisant en spray. Bref, faites comme nous, si vos toilettes offrent le volume nécessaire, séchez-y vos bouquets ! Nous recommandons.

Ça colle parfaitement avec notre thème et ça ne nous a absolument rien coûté. Idem pour la cérémonie : beaucoup de bougies et de bois qui provient de chez ma maman. Le vrai budget déco, ce sera les chandelles/ bougies (et encore, on va en utiliser pas mal qu’on a déjà) et les quelques éléments que nous avons loués pour éviter d’acheter. 

Des prestataires en or 

préparatifs de mariage
Oui oui, c’est notre faire-part sur mesure et on l’a déjà encadré ^^

On a déjà annoncé la couleur avec notre incroyable faire-part réalisé par la talentueuse Fanny Calligraphie ( je vais vous faire un article dédié car ça vaut vraiment le coup, c’était une expérience incroyable). Ce qui me fait me dire que si nos préparatifs se passent hyper bien, c’est parce qu’on s’est entouré de prestataires au top ! La aussi, je tenais à faire des choix éthiques : créateurs·trices, artisans, petites entreprises locales… on a tout fait pour éviter les gros trucs commerciaux. Et, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ça ne nous a pas coûté forcément plus cher. 

Trouver les prestataires n’est pas choses facile pour un mariage. Il y en a plein et en fonction de ce qu’on souhaite, il faut trouver les bons… A commencer par le lieu/traiteur (qui sont un peu la clé de voûte de tout mariage). On a fait confiance à un couple dans les environs de Lille (ils louent leur espace et font également traiteur) et on ne regrette absolument pas le coté « mariage clé en main » ou presque. C’est tellement plus simple… A part le DJ (et encore puisqu’il travaille avec eux) et la déco, ils gèrent tout le reste ! (vous saurez bientôt de qui il s’agit 😉 je garde encore un peu de mystère).

Note du futur marié : Ecumer les manoirs, domaines, prieurés reconvertis, haciendas et tutti quanti ça colle un peu le tournis. Si vous êtes du genre à laisser libre cours à votre imagination, c’est la poussée de fièvre garantie. Heureusement, la température retombe assez vite une fois les tarifs, restrictions et astérisques de bas de contrat écrites en tout petit portés à votre connaissance. Mais avec de la persévérance et un peu de bol, on trouve son bonheur, finalement. 

Note (diabolique) du futur marié : Jouer les mélomanes psychorigides avec les Djs pressentis. Un délice. Ne vous en privez pas.

préparatifs de mariage
Celle-ci est ma robe de mairie. Vous ne croyiez quand même pas que j’allais vous la montrer en entier ?!

Pour ma robe par exemple, j’ai fait toutes les boutiques lilloises ou presque. Sauf que pour avoir un produit original voire unique, c’était direct les robes de créateurs à 3000€ sans passer par la case départ. Gloups ! Et payer 2000€ pour des robes de marques connues, totalement surfacturées car fabriquées à la chaîne on ne sait trop où… non merci ! J’ai jeté mon dévolu sur un studio de création en Roumanie déniché sur Instagram. Elles sont deux, elles font tout toutes seules et elles travaillent divinement bien. Ma robe de mairie est un modèle qui leur est propre. Et ma robe de cérémonie laïque, eh bien c’est moi qui l’ai dessinée ! Je suis tellement fière de dire ça et j’ai beaucoup trop hâte de vous la montrer… Résultat : moins de 1000€ plus tard, j’ai deux robes sur mesure dont une 100% unique que j’ai moi même dessinée ! 

Note du futur marié : Epouser une sorcière styliste décoratrice bricoleuse de génie de surcroît plus sexy que toutes les bricol’ girls de Chabat réunies. Voilà. C’est le bon choix. C’est le mien. (Note de la future mariée : faut l’excuser, des fois il a des poussées de fièvre).

Pour la déco, on a fait confiance à Stéphanie chez Rêveries et bois. Passionnée par l’évènementiel et la décoration, elle passe son temps à chiner tout ce qui pourrait étoffer son catalogue. Résultat : quoi que vous cherchiez, elle peut vous le louer ! C’est 100% recup et recyclage (elle n’achète rien en magasin) et son showroom est à mourir tellement c’est beau !!! C’est à une heure de Lille mais le déplacement vaut vraiment le coup. Et j’apprécie la démarche de la location plutôt que de l’achat. 

préparatifs de mariage : qu’est-ce qu’il nous reste à faire ? 

préparatifs de mariage
Le problème quand tu te maries et que tu vies en appartement, c’est que ton espace de vie s’en retrouve restreint…

Le plus urgent de nos préparatifs de mariage : commencer à organiser la cérémonie ! La aussi on est passé par quelqu’un (pour l’écriture). Maintenant, on doit répéter un peu et s’entraîner beaucoup pour le bisou 😉 . On doit finir la déco comme les noeuds de chaises, le livre d’or ou bien quelques éléments pour la salle. Il faut aussi fignoler le plan de table (toi même tu sais, si tu organises une réception, que les gens ils en ont rien à foutre et qu’ils te disent au dernier moment que finalement ils viendront pas), revoir notre DJ et notre photographe pour les détails et les animations, organiser le vin d’honneur le jour du mariage civil et surtout…. bosser encore et encore sur notre ouverture de bal car ni chéri ni moi ne savons danser ! Alors c’est un peu le gros challenge de la soirée.

De mon coté, je fais les essais coiffure et makeup dans une semaine et mon EVJF dans deux. Et chéri vient de faire son EVJG et retourne chez le tailleur pour ses essayages costumes dans trois semaines ! 

Note du futur marié : Si vous avez le budget, optez pour le costume sur mesure. Choisissez votre tailleur avec soin. Tous ne sont pas très accueillants. Surtout s’ils flairent le néophyte un peu désargenté doublé de l’excentrique qui veut se faire faire la copie d’un costume de scène de David Bowie. Hum Hum. Et savourez les séances d’essayage. En mode James Bond. C’est assez voluptueux.

Bref, on n’a pas encore terminé mais on est en bonne voie et plutôt pas trop mal organisés. Je m’attends à des imprévus en tout genre (ce qui est TOUJOURS le cas dans les préparatifs de mariage et aussi le jour J) mais j’essaie de ne pas trop m’inquiéter. Globalement, on n’est pas à la bourre et en plus, je peux compter sur mon cher et tendre qui participe activement aux préparatifs (et j’adore le voir prendre son pied dans l’organisation de notre grand jour, même s’il ne comprend pas toujours que les hélicoptères c’est pas dans notre budget, ni dans notre thème). 

Vous êtes déjà mariés vous ? Quels souvenirs vous gardez de vos préparatifs de mariage ? Et si vous êtes en plein dedans, comment se passent-ils ? 

La bise ♥

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Organiser une fête éco-friendly #1

Hello les moldus . Dans cet article je vous explique pourquoi, suite à nos reconsidérations écologiques (lire mon précédent article ICI pour comprendre un peu mieux de quoi il s’agit) nous avons fait certains choix plutôt que d’autres afin d’organiser une fête la plus éco-friendly possible. Un défi qu’on s’est imposé après s’être souvenu des quelques fêtes que nous avions déjà organisées…

Faire la fête, ça pollue ?

eco-friendly

La réponse est oui ! Remémorez-vous un anniversaire, un nouvel an, un baptême ou que sais-je encore. Vous avez forcément soit organisé, soit assisté à un de ces évènements. Bon. Maintenant visualisez la tonne de déchets, le gâchis alimentaire et tous les accessoires jetables/non-recyclables que vous avez utilisés que ce soit pour la vaisselle, le buffet, la déco… Vous voyez où je veux en venir ?

Comme je vous le disais dans mon article de la nouvelle année, 2019 ça bouge plutôt pas mal pour nous. Notamment parce que nous préparons plusieurs évènements plutôt chouettes et l’un d’entre eux est notre anniversaire. Et pas des moindres puisque nous passons un cap tous les deux : 25 et 50 ans (on vous laisse deviner qui passe lequel ;P ). On a pris la décision d’être attentif face à certains choix dans l’organisation pour réduire un maximum l’empreinte écologique de cette fête (qui n’en sera pas moins super géniale).

Organisation et choix des prestataires

Avant toute chose, nous avons fait une liste estimative  des invités et un budget prévisionnel. Ces deux éléments sont la clé de l’organisation d’un évènement puisqu’ils conditionnent tout le reste ! Nous avons aussi défini une date, ce qui n’était pas évident car nous sommes du mois de juin et on tombe en plein dans la saison des mariages, baptêmes et autres festivités type fêtes d’écoles (ce qui a réduit considérablement le choix de lieux) mais aussi celles des examens. Ça n’a pas été facile de contenter tout le monde ET de trouver un lieu dispo. Je ne sais pas si le choix de la saison joue sur l’empreinte écologique d’une fête et j’avoue que nous ne nous sommes pas posé la question puisque nous n’avons pas vraiment choisi le jour de notre naissance !

Le lieu

Après avoir longuement réfléchi à ce que nous souhaitions faire pour ce jour spécial et, ayant abouti sur une liste d’invités assez longue, nous n’avions pas tellement d’autres options que de louer une salle.

Pour la salle, nous avons cherché du côté de chez ma mère (sur la Côte d’Opale) car celles que nous avions repérées sur la métropole lilloise étaient soit trop chères pour nous, soit pas dispo à la date souhaitée. Et finalement nous avons choisi une salle charmante dans un petit village en pleine campagne qui ne nous a pas coûté grand chose et dont les responsables (en mairie) sont incroyablement gentils et arrangeants. Un choix qui fait marcher l’économie d’un petit village et qui colle bien avec notre défi. Oui car le côté écologique est à prendre en compte mais je suis aussi très attentive à l’humain et à l’éthique.

Nous n’avons pas poussé le vice jusqu’à vérifier si la salle était utilisée de manière éco-friendly ou non. Mais en ce qui concerne celle que nous avons choisie, ce n’est pas mal du tout : le tri sélectif doit être respecté tout comme dans la commune et les utilisateurs/locataires de la salle sont invités à faire attention à leur consommation d’énergie puisque la facture d’électricité est à leur charge. Pour notre sécurité, on nous a même autorisés à camper dans le jardin attenant pour éviter de reprendre le volant dans de mauvaises conditions. Pas mal du tout hein ?!

Le prestataire pour le repas

C’est sans doute la partie où nous avions le plus de possibilités de rendre cette fête éco-friendly. Que ce soit dans le choix des aliments ou dans la façon de les utiliser, nous voulions à tout prix éviter les traiteurs qui vous servent tout en portions individuelles dans des packagings jetables. Nous avons tout simplement fait appel à un traiteur qui partage les mêmes valeurs que nous : Pois de Saveurs. Marion cuisine uniquement avec des produits locaux et de saison, bio dans la mesure du possible et surtout sans viande ou alors en l’utilisant avec parcimonie. De quoi offrir à nos invités un apéro dînatoire digne de ce nom tout en respectant leur santé et la planète. Et ça ne coûte pas plus cher qu’ailleurs !  Marion a su nous proposer un devis qui correspondait parfaitement à nos attentes (aussi bien gustatives qu’éco-friendly) tout en respectant notre budget. Face au problème du transport de la nourriture qui se posait (puisqu’elle est de Lille et que notre fête à lieu à 150 km de là), nous avons même envisagé des solutions de covoiturage pour réduire l’empreinte carbone du trajet. Une perle que vous pouvez suivre sur son site poisdesaveurs.fr où elle poste notamment plein de recettes végé, Vegan et à base de produits frais, de saison et locaux !

Et voilà les moldus, c’est tout pour aujourd’hui. Je vous raconte la suite de notre anniversaire éco-friendly dans le prochain article et je vous parlerai cette fois de la déco, des boissons et du dessert (miam).

La bise 





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2019 : transition écologique !

Salut bande de moldus, je débarque avec un sujet hyper original dont personne n’a encore jamais parlé sur le net (#ironie) : la prise de conscience sur notre néfaste présence sur la planète. C’est pourquoi 2019 est en passe de devenir l’année de notre transition écologique. Laissez moi vous expliquer.

En parler c’est pas assez

A moins d’être inhumain, on ne peut pas ignorer ce qui se passe présentement sur la planète ni son état « légèrement » catastrophique. Ça ne peut pas laisser indifférent. Il y a quelques années, mon père a repris un type dans la rue qui venait de jeter un papier par terre. Moi j’étais scandalisée : « mais la honte quoi, mon père il râle sur des inconnus dans la rue ». Et en fait je me surprends aujourd’hui à faire exactement la même chose. On vit dans un monde qui ne parle que du réchauffement climatique mais où un très petit nombre de personnes (proportionnellement aux autres) se bouge pour changer les choses. Cette année, j’ai décidé de changer de camp. Je déclare 2019 année de la transition écologique.

J’ai clairement été élevée dans un contexte de consommation EXTREME. Mais paradoxalement, je me souviens avoir été très marquée par la sensibilisation écologique faite dans mon école. C’était une simple école primaire d’un tout petit village mais nous avions une station de tri des déchets à la cantine et dans les classes nous devions isoler le papier des autres déchets. Et c’était il y a 15 ans, alors quand on voit que certaines entreprises ne recyclent toujours pas leur papier en 2018, ça fait froid dans le dos.

Quand j’analyse ma façon de vivre, de consommer, de me déplacer, là aussi ça fait froid dans le dos. Si il y a quelques années je me questionnais sans pour autant agir, aujourd’hui j’ai viscéralement besoin de changer mes habitudes. Je consomme trop, mal, je gâche de la nourriture parce que je ne suis pas assez attentive, j’utilise ma voiture trop souvent, je possède trop de choses et je jette énormément. Ca m’empêche de dormir.

Pourquoi maintenant ?

Parce que chéri et moi on commence à faire pas mal de projets de vie et que continuer à fermer les yeux sur nos habitudes de consommation actuelle ne correspond pas vraiment à l’idée qu’on se fait de notre avenir ensemble et de ces beaux projets qui se dessinent doucement dans nos têtes. Un bébé, par exemple, a une sacrée empreinte écologique. L’achat d’une maison également si on ne prête pas attention à certains détails (notamment en ce qui concerne l’énergie). Bref, autant de projets de couples hyper excitants qui nous poussent à réfléchir encore plus loin, encore mieux pour les réaliser de la meilleurs façon possible pour nous mais aussi pour nos futurs enfants.

C’est aussi une problématique très angoissante pour moi puisque je souffre d’un trouble anxieux (on aura l’occasion d’en reparler) et tout ce qui touche à la destruction de la planète me terrifie. J’imagine que c’est ce qui fait que j’ai mis autant de temps à réagir. J’ai fait l’autruche pendant un bon moment. Par exemple, je ne regarde jamais la télé et encore moins les informations car je peux faire une attaque de panique rien qu’en écoutant les gros titres.

Mais là, j’en suis arrivée à un stade ou j’en perds le sommeil, parce que j’ai le pouvoir d’agir et que par peur et par inconfort je ne le fais pas. J’ai  décidé qu’il était temps d’arrêter de parler et qu’il fallait s’y mettre. Parce qu’au fond le problème, il est là. Devenir un citoyen écolo et responsable ça prend du temps, ça demande de s’adapter et de renoncer à un certain confort (j’avais abordé ce sujet dans mon article sur les protections hygiéniques lavables). Et beaucoup ne sont pas prêt à tout ces sacrifices. Nous les premiers.

Partageons ça ensemble

Je réfléchis depuis un moment à une série d’articles sur notre transition écologique car en plus du coté parfois pénible de ce genre de changement, autre chose me dérange. Notamment l’influence parfois néfaste des réseaux sociaux (qui soit dit en passant polluent énormément…) sur nos habitudes de consommation. Quand je me balade sur le net pour lire les articles existants sur le sujet, je constate qu’il est parfois difficile de faire la différence entre le green washing (bah oui, c’est tentant de céder au « marketing bio ») et les vraies infos qui ne visent pas à vendre. Ou pire, à faire passer pour naturel ou écologique un produit ou service qui ne l’est pas du tout.

Je remarque aussi que tout ce qu’on trouve est souvent très « Instagramable » et que ça vend du rêve. Sauf que la vérité, c’est que quand tu as les mêmes habitudes de consommation de merde depuis 20 ans, passer au zéro déchet c’est pas si simple, limiter les trajets en voiture non plus. Et même que parfois, ça demande pas seulement un investissent d’énergie ou de temps mais carrément d’argent. Quand tu as un revenus modeste, acheter ecofriendly et bio c’est un budget et ça n’est pas toujours possible (nous n’arrivons pas encore à éviter totalement les supermarchés pour cette raison notamment).

J’ai donc envie de créer une nouvelle série d’articles sur le blog où chéri et moi allons vous raconter comment on se débrouille. Et bien souvent on se débrouille mal ! Le but de ces articles est de démystifier tout ça et de déculpabiliser ceux qui n’y arrivent pas du premier coup. L’acte en lui même (ne pas prendre sa voiture et y aller à pied par exemple) est très simple mais nous sommes conditionnés par tellement de réflexes qui nous poussent à la consommation… Nous on n’a pas du tout réussi du premier coup, on a même une liste d’échecs assez longue. On estime qu’on a commencé notre transition écologique il y a déjà 2 ans en intégrant pas mal de zéro déchet à la maison. Mais le changement et l’intégration de ces nouvelles pratiques prennent énormément de temps alors que les gestes sont si simples… J’avais commencé à rédiger cet article en parlant de transformation. Mais je préfère le terme transition écologique qui est plus doux et plus révélateur de la façon dont je souhaite procéder : pas à pas. C’est important de ne pas être trop exigeant avec soi-même et d’y aller par étape. J’espère que partager ça ensemble nous aidera à changer.

J’ai envie de vous montrer qu’on peut avoir une conscience écologique et se galérer à appliquer chez soi une nouvelle façon de vivre pour mieux/moins consommer. Je voudrais aussi vous montrer qu’on peut faire des compromis et qu’on est pas obligé de devenir extrémiste, à ne manger que du quinoa nature et s’éclairer à la bougie. Il faut juste trouver le bon équilibre mais surtout se donner la peine de changer, investir du temps, de l’énergie, de la bonne volonté et peut-être un peu d’argent aussi pour y arriver.

Alors, prêt à entamer votre transition écologique ? Prêt à renoncer à un petit peu de votre confort pour le bien de la planète ? Racontez-moi vos anecdotes ou vos échecs cuisants d’écolos débutants en commentaire.

La bise 

 



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Pourquoi les serviettes hygiéniques lavables c’est génial ?

Bon comme d’habitude, j’arrive après tout le monde. Mais je pense qu’il ne faut pas cesser de parler du lavable/ réutilisable et de son pouvoir infini. J’ai passé le cap des serviettes hygiéniques réutilisables il y a environ un an et j’espère pouvoir vous convaincre de passer le cap à votre tour.

Attention : cet article n'est pas sponsorisé par les marques qui y sont citées. Les produits testés ici sont des produits que j'ai achetés et il n'y a aucun accord commercial ou publicitaire entre ces marques et mon blog.

C’est quoi les serviettes hygiéniques lavables ?

Pour celles qui ne savent pas encore ce que c’est, tout est dans le titre. Plutôt que de les jeter après chaque utilisation, vous les nettoyez et hop, c’est reparti pour un tour. Elles ressemblent à des serviettes hygiéniques classiques mais en tissu. Il en existe de différents formes, tailles et compositions avec diverses capacités d’absorption.

J’ai décidé de vous en faire un article parce qu’on les voit énormément sur la toile mais je constate que peu de femmes dans mon entourage ont sauté le pas. On ne va pas se mentir, utiliser des serviettes hygiéniques lavables nécessite de changer ses habitudes et ce n’est pas rien. Mais je vous jure que ça en vaut la peine. Après un an d’utilisation et après avoir testé trois marques différentes, j’ai un avis plus éclairé sur la question.

Les serviettes hygiéniques lavables : pourquoi il faut sauter le pas ?

  • C’est bien plus économique que des protections jetables ! Certes, cela nécessite un investissement car en moyenne une serviette réutilisable coûte entre 9 et 25€. Mais une femme dépense entre 50 et 100€ par an pour ses protections hygiéniques. Faites le calcul sur 30 ans !
  • C’est écolo, et ça on aime bien. Je crois que je n’ai pas besoin de vous faire un dessin représentatif de la tonne de déchets que chaque humain produit par an. Pour une semaine de règles, c’est 3 à 5 protections par jours que l’on jette. Et elles ne sont pas recyclables…
  • Votre vulve vous dira merci. Ce n’est pas nouveau mais néanmoins je le répète : les protections jetables sont bourrées de produits chimiques, cancérigènes et néfastes pour la santé. Utiliser des protections lavables est totalement safe et vous évite d’étouffer votre chatoune avec des perturbateurs endocriniens. Et franchement, les cotons utilisés par certaines marques sont tellement doux qu’on a la sensation de porter un sous-vêtement basique. Déjà que les règles c’est pas ouf, alors un peu de confort pendant cette période ne se refuse pas.
  • Du coup, idem pour le côté dermatologique/confort intime de la chose. Si vous êtes sujette à des irritations, des mycoses et autres sécheresses de l’entrejambe (eh oui, c’est pas très « glitter glitter » mais c’est la vie et nous sommes très nombreuses à connaître ces désagréments au cours de notre vie de femme) c’est une solution idéale. Le coton est très doux pour la peau et aide à réduire les déconvenues de ce genre, là où les produits chimiques des protections jetables ne font qu’aggraver la situation.
  • C’est bien plus fun. Le concept de se scotcher un truc absorbant au fond du slip est quand même moyennement attrayant. Ce que j’aime particulièrement avec les serviettes hygiéniques lavables, c’est qu’elles sont faites dans des tissus colorés, avec des jolis motifs. Ca peut paraître idiot mais je prends un malin plaisir à les accorder avec ma lingerie ou ma tenue du jour.
  • Une fois qu’on a trouvé chaussure à son pied (ou bien serviette à sa vulve), c’est d’un confort absolu. Et avec un petit temps d’adaptation et un peu d’organisation, c’est aussi pratique que des serviettes jetables.

Et les points négatifs ?

Nous sommes toutes différentes donc c’est très très subjectif. Néanmoins, il y a quelques points négatifs qui sont souvent pointés du doigt :

  • Cela demande un peu de temps car il faut les nettoyer chaque soir et chaque matin. Mais là aussi c’est une question d’organisation. Il suffit de les passer sous l’eau froide, de les frotter un peu avec du savon détachant et ensuite de les faire tremper une nuit dans de l’eau tiède avec du percabonate de soude (ce truc est une tuerie). Le lendemain matin, on rince le tout et on laisse sécher ou on passe en machine.
  • Vu l’investissement que ça représente, ce n’est pas facilement accessible à tous. Mais il y a des solutions comme les fabriquer soi-même ou s’organiser en faisant une transition douce. Par exemple, achetez-en une ou deux par mois jusqu’à avoir constitué votre set. Votre porte-monnaie sentira moins passer la note et ça vous laisse le temps de vous adapter tranquillement à ce nouveau fonctionnement.
  • Comme pour tout, il y a un temps d’adaptation. Il faut accepter que ce ne soit pas parfait du premier coup. Vous ne tomberez peut-être pas tout de suite sur la marque qui vous convient le mieux, il y aura peut-être des ratés et des accidents. Mais la persévérance paie toujours et ensuite, s’ouvriront à vous les portes du monde magique des serviettes hygiéniques lavables.

J’ai testé trois marques pendant un an

Dans ma culotte

J’adore l’esprit de cette marque ! Dans ma culotte est une start-up française qui propose des protections hygiéniques saines pour le corps et la planète. Tout est fabriqué en France avec un souci de l’éthique et des valeurs vraiment cool. Création d’emploi, embauches locales, écologie, sensibilisation aux règles dans les collèges, lycées, un blog ou on parle « sang tabou » des menstrues… autant de raisons qui font qu’on se sent en confiance avec cette marque.

Je possède deux modèles : un protège-slip et une serviette hygiénique lavable. Je trouve que ce sont plutôt des « légères ». J’utilise principalement le protège-slip en fin de cycle pour éviter de tacher mes sous-vêtements. La serviette est bien absorbante et j’aime particulièrement l’utiliser l’été car elle est moins épaisse que les Lunapads.  Le point négatif : le tissu est rêche et les serviettes un peu rigides. J’ai conservé mes deux modèles mais ce n’est pas la marque que je préfère, malgré sa philosophie que je soutiens à 100%.

Lunapads

Là aussi, une marque engagée qui se bouge pour faire avancer les choses au niveau des menstrues. Leurs produits existent en coton bio ou non. Perso je trouve le bio vraiment plus doux donc je le préfère largement au non-bio (j’ai les deux). Ici, j’aime bien le fait qu’il y ait des protections de toutes les couleurs, y compris des noires (qui ont l’avantage de sembler plus « propres » puisqu’on ne voit pas les taches persistantes). J’ai les protèges slip, les serviettes avec double protection et une serviette « performa ».

Différence entre une serviette neuve (à gauche) et une serviette qui a un an (à droite)

Le protège-slip est épais donc je m’en sers comme « mini serviette » pour les flux légers à moyens. L’absorption est nickel et la petite taille est très confortable. La serviette avec un pad en plus est idéale pour les flux moyens à abondants, mais aussi pour la nuit (elles sont suffisantes pour moi), ou pour un déplacement où il vous est difficile de vous changer. Par exemple j’ai passé récemment une journée à Disneyland. Debout 5h, retour à la maison à 2h de matin. En cours de journée j’ai enlevé le pad amovible (que j’ai plié et mis dans une pochette dans mon sac) et j’ai pu passer ma journée tranquille. En revanche c’est assez épais. On s’y fait mais au début c’est étrange quand même.

Les performa sont initialement conçues pour les fuites urinaires. Elles sont beaucoup plus douces que les autres mais aussi beaucoup plus épaisses. Etant atteinte d’endométriose, c’est vraiment le modèle que j’adore porter les jours où c’est les chutes du Niagara ! Car malgré l’épaisseur, elles sont extrêmement confortables (pas d’effet « couche pour adulte ») et respirante. L’absorption est telle qu’on a l’impression d’être au sec en permanence. Une vraie innovation pour celles qui ont un flux abondant.

On voit bien la différence d’épaisseur entre le protège-slip (à gauche) et la serviette ( à droite)

Des deux modèles, ce sont les performa que je préfère. Les autres sont fabriqués dans un coton différents et deviennent de plus en plus rêches à mesure des lavages, bien qu’une fois en place, elles ne bougent pas et font le job. Autre point négatif,  c’est une marque canadienne donc le site est en anglais, et il y a des frais de port non négligeables. Prévoyez de commander à plusieurs si vous voulez tester leurs produits par exemple.

Hannapad

Là les filles on est sur de la petite pépite !!!! Marque française engagée dans l’écologie et la démystification des règles, Hannapad propose elle aussi de très nombreux modèles (S,M,L, nuit, maxi pour les fuites… ). Leur coton est extrêmement doux et respirant et les serviettes restent très souples même après de nombreux lavages. Les coloris sont hyper sympa et je trouve que de toutes les marques que je possède ce sont les plus faciles à nettoyer. La technologie utilisée diffère légèrement car en plus des couches d’absorbant, les tissus à motif utilisés pour ces serviettes sont imperméables et donc on se sent d’avantage en confiance car ABSOLUMENT RIEN ne peut passer à travers. Ceci dit, avant que votre flux traverse les serviettes des autres marques, vous avez de la marge. Les Hannapad sont très absorbantes et en même temps très fines donc quasi imperceptibles. Rien à voir avec les serviettes classiques de chez Lunapad par exemple. Ce sont celles que je porte le plus au quotidien et des trois marques dont je vous ai parlé, c’est clairement celle que je préfère.

Le seul point « négatif » c’est qu’il n’y a pas de serviettes en coton noir (ce que j’apprécie chez Lunapad) car, au fil des utilisations, le coton blanc conserve tout de même quelques traces qui ne partent pas au lavage. Je trouve donc le coton noir (ou foncé) plus appréciable car moins « salissant » (bon après c’est pas non plus nécessaire, c’est un petit plus niveau confort je dirais). Mais je comprends ce choix car les serviettes en coton noir ne permettent pas forcément d’évaluer son flux ou la couleur/consistance dès règles puisqu’on ne voit rien ! Pas que j’adore observer le fond de mes culottes, mais quand on est atteinte d’endométriose (et même si on est pas concernée par cette pathologie d’ailleurs) c’est important de surveiller pour identifier certains problèmes.

En conclusion, si je devais ne choisir qu’une marque ce serait Hannapad. Je ne peux que vous conseiller d’acheter un seul modèle pour essayer à votre rythme. Encore une fois il ne faut pas renoncer au premier petit couac car il y en aura forcément ! Passer aux serviettes hygiéniques lavables fait partie d’une démarche écologique mais aussi de santé qui nécessite une adaptation. Mais bien que j’ai encore du mal avec certains aspect du zero déchet à la maison, je ne regrette absolument pas d’être passé aux serviettes hygiéniques lavables et j’ai même moins de problèmes gynéco depuis que j’en utilise. Il n’y a pas de preuve plus parlante pour moi ! J’espère vous avoir un petit peu convaincu ou au moins d’avoir eveillé votre curiosité sur le sujet. N’hésitez pas à poser vos questions en commentaires, je serai ravie de pouvoir vous aider si je le peux.

La bise ♥





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2019 : Nouvelle année, nouvelle vie ?

Il est grand temps pour moi de vous présenter mes voeux pour 2019 ! Malgré mon éparpillage total, mon inconstance exaspérante et mon incapacité absolue à tenir ce blog correctement, vous êtes nombreuses et nombreux à m’encourager, à me laisser des commentaires par-ci par-là, des messages ici ou sur les réseaux sociaux et c’est juste génial de vous lire et de voir que les articles que je vous propose vous sont utiles, vous inspirent et vous plaisent. Alors pour ça, merci du fond de mon petit coeur tout mou.

2019

Alors, 2018 c’était comment ?

2018 a été, pour beaucoup d’entre nous, une année très compliquée. Manque de bol car de mon côté, 2017 a été la pire année de mon existence ou presque (et je sais que, là aussi, je ne suis pas la seule). J’ai enchaîné les galères sur tous les plans et ça a vraiment été très difficile. J’ai fini 2017 sur les genoux, découragée, fatiguée et peu confiante en l’avenir.

2018 ne fut pas spécialement plus reposante mais m’a offert de nombreux cadeaux. J’ai d’abord commencé par six mois d’école à Paris avec des allers-retours chaque jour car je n’avais pas les moyens de loger sur place. Je ne sais même pas comment j’ai fait pour rester en vie tellement ce rythme soutenu était invivable. Mais j’y suis arrivée. Et puis mes acolytes parisiens étaient géniaux et j’ai été ravie de faire partie de leur vie, ne serait-ce que pour un temps. Ensuite, j’ai eu l’immense chance de partir vivre à Londres quelques mois. A Londres, mais mieux encore : à Notting Hill, dans une boutique magnifique à vendre des bijoux absolument incroyables. Je me suis nourrie de tellement de choses (autres que la bouffe anglaise qui est vraiment indigeste) et j’ai passé beaucoup de temps avec mon ami d’enfance qui vit là-bas depuis quelques années maintenant. Et ça c’était le pied. J’ai rencontré des gens d’une douceur et d’une bienveillance rare et cette expérience a vraiment été un régal pour mon esprit et pour mon coeur.

2018 c’est donc l’année où j’ai achevé mes études (mais nous y reviendrons un peu plus tard) avec un stage dans une équipe de folie (ma doudou et mon chat, si vous passez par-là, merci d’avoir fait de ces quatre mois un plaisir ). Et comme le démontre la parenthèse précédente, j’y ai rencontré des personnes qui vont rester un moment dans ma vie. De tels coups de foudre amicaux, ça n’a pas de prix.

C’est aussi l’année où de grosses décisions ont été prises, aussi bien pour mon avenir pro que perso. Mais là encore, je me dois de repousser les explications à plus tard. Vous comprendrez pourquoi.

Mais du coup, j’en suis où ?

2019

2019 va être une année déterminante pour de nombreuses raisons. L’une d’entre elles c’est que je me sens de moins en moins à l’aise avec les études que j’ai faites. Je tangue, je vacille entre deux eaux. J’adore le monde de la culture, notamment parce que c’est un domaine où les gens bizarres comme moi (j’entends par bizarres les sociopathes totalement branques de mon espèce) peuvent trouver leur place et se sentir un peu plus « normaux ». Mais le problème c’est que je ne tiens pas en place et que travailler dans un bureau ne me correspond vraiment pas. Mon stage de fin d’études dans le service Communication d’une salle de concert en a été la confirmation. Il m’a fallu du temps pour l’accepter et pour regarder la vérité en face : j’ai fait des études qui mènent à des jobs où je peux difficilement m’épanouir. Me voilà donc diplômée et sans la moindre idée de ce que j’ai envie de faire dans la vie. Je me sens perdue et totalement démunie. C’est pas ouf comme sensation.

J’ai donc décidé de tester un métier qui pourrait être davantage en adéquation avec mes aspirations et mes capacités (« légèrement » altérées par la branquitude) : professeur des écoles. Afin de savoir si ça me plaît vraiment, je vais essayer de faire quelques remplacements. Si mes envies se confirment alors je passerai le concours. Mais je n’exclue pas forcément les autres pistes (que je n’ai pas LOLILOL mais je cherche, je vous jure je cherche beaucoup… ). J’ai juste l’impression de ne pas savoir ce qui m’anime. Alors en attendant, je végète. C’est vraiment pas ouf comme sensation.

Heureusement, avec chéri on prépare un chouette évènement : notre anniversaire ! 2019 c’est l’année de mes 25 printemps et des cinq fois dix ans pour monsieur 😉 . On a eu envie de mettre les petits plats dans les grands et d’organiser une grosse fête avec tous nos proches. Du coup, il y a beaucoup de travail et ça prend pas mal de temps. Je vous en reparlerai et je compte bien vous inonder de photos et d’articles sur la déco et les préparatifs. Et même si ça ne paie pas les factures, j’ai au moins un évènement auquel me raccrocher, où je peux me projeter un minimum.

2019, l’année du changement ?

2019

Je ne me souhaite que ça ! J’essaie de garder la foi en la sorcellerie suprême et la magie et d’avoir confiance en l’avenir. Je pense que cette année beaucoup de choses vont changer et bouger. Bien que je sois totalement paralysée par l’état actuel de ma vie (c’est à dire ne pas avoir de travail et ne pas avoir de projet professionnel établi) j’ai la sensation que cette année est l’année du renouveau. Et je profite de cet article pour me questionner sur un point : se définit-on en tant qu’être humain par notre métier ? Vous avez quatre heures. Non, plus sérieusement, c’est une question qui m’angoisse énormément. Je vois plein de mes camarades passionnés par ce qu’ils font, travailler des heures et des heures sans relâche. Je me demande donc si je suis normale parce que moi je passe huit heures sur ma chaise à attendre que ce soit l’heure de partir ! Je me rassure en me disant que c’est parce que je n’ai toujours pas trouvé « mon truc » et que ça va finir par arriver. Peut-être qu’enfin, un matin, je recevrai ma lettre pour Poudlard ou Ilvermorny et on n’en parlera plus ! Mais on vit dans une société qui nous oblige à nous construire une vie qui ne tourne qu’autour de notre vie professionnelle. Et nous alors ? Nous les êtres humains qui se trouvent sous ces masques que nous portons 8h par jour ? On en fait quoi ? Est-ce que c’est obligatoire de faire une grande carrière pour réussir dans la vie et être heureux ? Je commence sérieusement à en douter.

Alors voilà, en 2019, j’espère que je vais réussir à me trouver et à trouver « mon truc ». J’espère que je vais réussir à trouver ma place dans ce monde. J’ai toujours eu envie de fonder une famille et pour moi ce désir passe bien avant une quelconque envie professionnelle. D’où le choix de professeur des écoles puisque c’est un métier qui me permettra de vivre au rythme de ma famille, de profiter de ma progéniture. C’est un métier concret, plein de sens, humain et sans ambitions démesurées, finalement assez éloigné de ce qu’on m’a appris à l’école ces six dernières années. Et je ressens de plus en plus le besoin de VIVRE et d’ETRE avant toute chose.

Je pense que ce n’est pas un hasard si je commence l’année 2019 au point mort. Je crois que la meilleure chose à faire est de prendre ce temps comme un cadeau que 2019 me fait. Pour réfléchir et me recentrer sur moi, me reconnecter à mes envies profondes et à ce que je veux vraiment. De purifier ma maison avec des bouquets de sauge séchée et de faire des incantations chelou entourée de cercles de sel et d’améthystes et autres quartz de l’espace. Consommer mieux, intégrer plus de zéro déchet dans ma vie, cuisiner et me nourrir de bonnes choses, prendre soin de moi et des gens que j’aime, mais par dessus tout vivre dans le présent (chose que j’ai beaucoup de mal à faire). Sur toutes pages blanches on peut écrire de nouvelles histoires. Et je compte bien mettre à profit ce temps un peu suspendu dans ma vie pour rédiger de beaux et longs paragraphes.

2019

Je vous souhaite de réussir en 2019. De vous éclater, de profiter de chaque instant, de vous nourrir culturellement, intellectuellement, de bouffer de l’amour, de rêver, d’imaginer, de créer, de tomber amoureux, de jouir des petits plaisirs simples de la vie, de retomber sur vos pattes si vous avez eu des ratés, de manger des fruits et des légumes, de vous dépenser (et pas DE dépenser, me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !!!), de déculpabiliser, de souffler, de sourire, de pleurer aussi un peu parce que, quand même, ça fait du bien. Je vous souhaite le meilleur, je vous souhaite de vivre votre vie comme une aventure. Parce que ça n’est que ça la vie : une putain d’aventure.

♥ Happy 2019 everyone ♥

La bise





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Les trois derniers films que j’ai vus

Cette fois-ci je vous parle lutte contre le Sida, romance british et chiens bannis sur une île. Voici les trois derniers films que j’ai vus.

120 Battements par minutes – Robin Campillo

Ca se passe dans le début des années 90 et ça raconte une histoire plutôt bouleversante. A cette époque, le SIDA tue des milliers de personnes depuis plusieurs années déjà. On suit l’arrivée de Nathan dans le groupe militant Act’up-Paris qui mène de nombreuses actions pour lutter contre l’indifférence générale. C’est un sujet assez dur qui est traité dans ce film. On parle quand même d’un groupe de personnes séropositives (donc plus ou moins en train de mourir) à une époque où le sida était une maladie incomprise, un sujet tabou. Les traitements étaient expérimentaux, pas super au point (voire inefficaces) et avec des effets secondaires terribles. Le gouvernement n’en avait sensiblement rien à faire à tel point que la prévention, l’information et la communication étaient quasi inexistantes alors que cette maladie faisait des ravages… autant vous dire que les parcours de ces gens sont loin d’être une croisière dans les Caraïbes.

Pour moi qui suis née dans les années 90 et qui étais trop petite à l’époque pour comprendre quoi que ce soit au sujet, tout ça est très choquant. Le film a pour but de montrer les faits, tels qu’ils étaient à ce moment là. Et on a juste l’impression d’être au 18e siècle ! On dirait que les mecs essaient de traiter les premiers cas de peste alors que, fichtre ! On est en 1990 quoi ! C’est assez déroutant. Ce qui est aussi très choquant c’est de voir comment les labos et le gouvernement traitent les séropositifs. Les médias ne parlent pas de ce sujet et l’épidémie engendre des problèmes sociaux en plus de tout le reste. Je vous raconte pas la prise de conscience.

Graphiquement le film est très intéressant et combiné à la musique, ça donne une atmosphère incroyable, très intense et assez difficile à décrire. C’est évidemment très bouleversant (j’ai pleuré du début à la fin) sans être trop mélodramatique. On regrette juste un peu les clichés. Il n’y a qu’un seul personnage concerné par l’affaire des poches de sang contaminé, les autres sont tous homosexuels. Il n’y a pas d’hétéros, de prostituées, de drogués… Même si certaines scènes mettent en lumière le fait que le sida n’est pas une maladie qui concerne seulement les homos, le contexte ne soutient pas l’idée à 100%.

Cliché N°2 « le sida c’est le sexe ». Et là encore, bah non (bon y’a une scène de 30 secondes où ils parlent de seringues, admettons que j’abuse un peu).  Mais (c’est la seule chose que je n’ai pas aimée dans le film) on a droit à une magnifique scène de sodomie qui dure facilement 5 à 6 minutes. Rien à voir avec le fait que ce soit deux hommes, mais les scènes de sexe un peu trop ostentatoires au cinéma ça me met toujours un peu mal l’aise (pénis, anus et vagins confondus). On en voyait beaucoup et il n’y avait pas de musique ! Donc les bruits rendent la scène totalement réaliste et surtout c’est totalement malaisant. Ça se voulait érotique alors que ça frôlait le porno. J’avais l’impression d’être dans la pièce avec eux! Et je suis pas sûre que, filmé de cette façon, ça apporte grand chose au film. En revanche, je trouve ça bien de voir des scènes de sexe homosexuel dans un film, parce que ça aussi c’est tabou au cinéma et ça ne devrait pas l’être.

About Time (Il était temps) – Richard Curtis

Je vais être beaucoup plus concise pour ce film parce que je ne peux pas vous en dire trop sans vous spoiler. « Il était temps », c’est l’histoire d’un homme qui apprend que dans sa famille, les hommes ont le pouvoir de voyager dans le temps. Il va se servir de ça pour conquérir la femme de sa vie et pour prendre soin des gens qu’il aime.

C’est absolument magnifique, plein de tendresse, de poésie et d’humour. Ça parle de la vie, de ses hauts et de ses bas, des regrets qu’on peut avoir, des différents moments par lesquels on passe tous. Pour ne rien gâcher, le casting est super chouette : Domnhall Gleason, Bill Nighy, Rachel McAdams… la musique match parfaitement (en plus y’a une magnifique chanson de Nick Cave) et le réalisateur, vous ne connaissez peut-être pas son nom, mais vous avez forcément vu un de ses films : « Love Actually », Coup de « Foudre à Notting Hill » ou bien « 4 mariages et 1 enterrement ». Et si vous avez aimé un de ces trois films (ou les trois), alors vous allez adorer celui-là. Bref, un excellent film british à consommer sans aucune modération.

Isle Of Dog (l’île aux chiens) – Wes Anderson

NOUS Y VOILA ! J’ai gardé le meilleur pour la fin. « Isle of dog » est le dernier film du génie Wes Anderson. Le synopsis : en raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville. Il sont envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

Evidemment, ça fait écho à Fantastic Mr. Fox que Wes Anderson a réalisé de la même manière. Je ne sais pas expliquer pourquoi mais on se sent toujours extrêmement bien dans ses films, on a envie qu’ils ne finissent jamais. C’est d’une douceur et d’une poésie infinies, c’est drôle et alors qu’est-ce que c’est beau ! C’est un maître en matière d’animation. D’ailleurs, avec ce film il a voulu rendre hommage à Hayao Miyazaki, un autre maître de l’animation, et on ressent vraiment l’influence du génie japonais. Les décors sont extrêmement riches, détaillés, soignés, la musique est superbe, les personnages très attachants. On n’en attendait pas moins ! Et ayant vu le film à Londres, j’ai eu la chance d’aller visiter l’exposition consacrée aux décors de tournage juste après le visionnage du film. C’était magique !

A très vite pour d’autres trucs à lire et à regarder.

La bise 





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Les serres botaniques de Kew Gardens : paradis sur terre

J’ai eu l’occasion de passer mon anniversaire et celui de ma mère (nous sommes du même jour !) à Londres avant de partir. Et nous avions toutes les deux très très envie d’aller visiter les serres botaniques royales de Kew Gardens où l’on trouve une des plus grandes et des plus belles serres d’Europe.

Kew Gardens : le paradis sur Terre à moins d’une heure de Londres.

Kew Gardens

 

Pour se rendre aux Kew Gardens, il faut sortir de Londres. Nous avons pris le Tube depuis Notting Hill Gate jusque Richmond (c’est la District line) et, en fonction du trafic, on met plus ou moins 35 à 50 minutes pour y aller. Ensuite, il y a une bonne dizaine de minutes de marche depuis la station de Richmond pour rejoindre les jardins mais tout était très bien indiqué.

A l’entrée du parc,  il y a deux guichets : celui pour acheter son billet et celui pour les billets achetés sur internet. Je vous conseille vivement d’acheter votre billet en ligne avant votre visite. Ça vous évitera de faire comme nous, c’est-à-dire vous taper 25 minutes de queue en plein soleil 🙂 . Qui plus est, les places sont moins chères sur internet.

Prévoyez aussi des chaussures confortables car le parc est IMMENSE ! Au total sur la journée, on a marché 11km. Il y a des points restauration mais vous pouvez aussi bien pique-niquer dans l’herbe. Vous pouvez également faire remplir votre bouteille d’eau gratuitement dans différents endroits du parc et ça, c’est cool !

Les plus belles serres que j’aie jamais vues

Kew Gardens

Après seulement quelques pas dans les jardins, on s’est tout de suite dirigés vers les serres et c’était juste époustouflant. Je n’avais jamais rien vu de pareil. Les plantes qu’on y trouve sont magnifiques, les serres sont sublimes, dans le plus pur style fin 19ème siècle. Je vous laisse savourer ces quelques images qui seront bien plus explicites que n’importe quel mot.

Kew Gardens

Kew Gardens

Kew Gardens

Kew Gardens

Kew Gardens

C’est vraiment un endroit incroyable. On est plongé dans un autre monde, dans une autre époque. C’était tellement agréable d’être au milieu de toute cette végétation alors que la ville de Londres est si suffocante par moment… Un régal pour les yeux, le coeur et l’esprit. La grande serre des Kew Gardens est considérées comme l’une des plus belles d’Europe et on comprend pourquoi. J’ai adoré pouvoir monter sur ces magnifiques escaliers en fer pour admirer la serre depuis les hauteurs

Kew Gardens

Kew Gardens

Kew Gardens

Kew Gardens

Kew Gardens vu d’en haut

Le péché mignon de l’amoureux, c’est de crapahuter et de grimper dès qu’il en a l’occasion. Un vrai explorateur de l’extrême ! Alors que moi je suis plutôt team mamie qui tricote avec son thé et son chat. Même si je ne recule pas devant l’aventure, ma phobie du vide et moi on était pas super emballées par la visite des jardins sur une passerelle installée à 18 mètres de haut. Heureusement, l’amoureux m’a convaincue de grimper avec lui, et le jeu en valait largement la chandelle. Admirez-moi cette vue ! Une incroyable balade à la cime des arbres qui surplombait tout le parc.

Kew Gardens

Kew Gardens

Kew Gardens

Flâner dans les jardins et parmi les fleurs

Kew Gardens

On a passé le reste de l’après-midi à se laisser porter d’un jardin à un autre, d’une ambiance à une autre. D’un jardin à l’anglaise très sophistiqué à la forêt, en passant par la pagode, le jardin des enfants et les abords du canal… C’est comme faire le tour des jardins du monde. C’est incroyable à quel point c’est apaisant comme endroit.  Il y a aussi la serre au nénuphars (la Waterlily House) qui est juste à tomber avec ses plantes grimpantes et cette étendue d’eau recouverte de fleurs. Je pourrais passer des heures dans cet endroit, à lire un livre en sirotant une limonade.

Le parc est tellement grand que nous n’avons pas eu le temps de tout faire. Vous pouvez retrouver ici la liste de toutes les activités et de tous les endroits à visiter dans le parc. Moi je vous laisse sur quelques nénuphars, et je vais retourner rêver qu’un jour, mon jardin ressemblera peut-être à ça (quand je serai millionnaire, wouhou !).

Kew Gardens

Kew Gardens

La bise 





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IVG : notre expérience de cet immense tabou 

Accordons nos violons tout de suite : je ne suis absolument pas là pour un débat « Pour ou contre l’avortement ». Je suis là pour relater mon expérience et pour apporter de  l’aide à celles qui pourraient se retrouver dans le même cas que moi. Je n’ai pas à me justifier sur le choix que j’ai fait, que nous avons fait même puisque je n’étais pas seule. Mais face à ce que nous avons vécu, je pense qu’il est important d’en parler parce que c’est le tabou sur l’ IVG qui a fait de notre expérience un cauchemar.

J’ai longtemps hésité à faire cet article car c’est un sujet épineux. Mais aussi parce que j’avais besoin de recul pour pouvoir en parler objectivement. Maintenant que ça fait un moment, je veux le partager avec vous parce que j’estime que c’est nécessaire.

IVG
C’est peut-être cliché, mais le soleil après un orage représente bien ce que nous avons vécu. Et puis, comment tu veux illustrer un article pareil ?!

IVG = interruption volontaire de grossesse 

Pour commencer, n’ayons pas peur des mots. Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom s’appelle une interruption volontaire de grossesse. Comme son nom l’indique, c’est une intervention médicale qui consiste à interrompre, à arrêter la grossesse.

accordage de violon N°2 : je ne suis pas médecin, je ne suis pas gynécologue. Les faits médicaux que j’évoque ici ne concernent que moi et ne sont en aucun cas une généralité.

Après de nombreux problèmes (encore et toujours) avec les contraceptifs hormonaux, je découvre avec tristesse/horreur/rage/colère/déception/impuissance/étonnement/je-suis-au-bord-du-gouffre (rayer la mention inutile) que malgré le contraceptif, il y a bien deux barres roses bien nettes sur le test de grossesse. Histoire d’être sûre, j’en fais un deuxième et le résultat est sans appel. Je suis bel et bien enceinte.

S’ensuivent trois jours déchirants de disputes, de rage contre la terre entière (Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Pourquoi maintenant ?) parce que nous savions dès que nous avons appris la nouvelle que nous passerions par une IVG. Notre situation matérielle et financière ne nous permettant absolument pas d’élever un enfant, il était hors de question de devenir parents en galère et d’imposer une vie que nous ne voulions pas à un gosse qui n’a rien demandé à personne.

Tout en essayant de digérer tout ce qui était en train de se passer, nous avons pris contact avec mon gynéco le plus rapidement possible pour lui expliquer la situation. On réfléchit à tout, on se pose une dernière fois la question pour être sûr, et on franchit la porte du cabinet. C’est le début de trois mois de souffrances psychologiques.

Un sujet tabou jusque dans le cabinet du médecin. 

Je connais mon gynéco depuis très longtemps. Ce qui au début a été un bon point car comme il me connaît lui aussi, je n’ai pas eu besoin de justifier mon choix, notre choix, pendant trois heures. On lui a expliqué, il n’a pas posé de questions, il a vu qu’on avait pris la décision ensemble et que c’était réfléchi.

Pour éviter un délais trop long, il m’a fait passer l’échographie (qui permet donc d’attester que je suis bien enceinte) dans le planning familial de la ville où j’ai grandi (pas à Lille donc mais à Berck). Tout se passe très bien avec lui, jusqu’à ce que la stagiaire me fasse passer l’écho. Dix minutes qu’elle me tripote et « elle ne trouve rien ». Évidemment, on se regarde, je me dis qu’on a peut être rêvé, que c’est rien du tout et que je ne suis pas enceinte. L’espoir fut de très courte durée. J’ai eu droit à une personne qui n’avait manifestement jamais fait d’écho de sa vie. C’est mon gynéco qui a du venir lui montrer où mettre la sonde pour voir le fœtus. Alors je veux bien que les stagiaires aient besoin de se former… Mais peut-être que les nanas qui viennent pour des IVG ne sont pas les meilleurs cobayes ?!?!?

Deuxième marteau sur la gueule de la journée, on m’annonce que je suis enceinte de 3 semaines MAIS qu’il faut que j’attende 3 semaines supplémentaires pour avorter parce que « c’est plus sûr ». Moi j’y connais rien, je suis pas médecin, ça me paraît chelou mais je dis « d’accord » et je rentre chez moi pour attendre tant bien que mal le rendez-vous où on va tout m’expliquer dans 3 semaines.

J’ai vécu les trois semaines les plus longues de ma vie. La nausée, la fatigue extrême, un dédoublement de personnalité presque… je ne me reconnaissais plus. J’étais agressive, je n’avais aucune patience et en plus, en trois semaines, t’as bien le temps de penser à ce que tu es en train de traverser et de réaliser ce qui se passe. Une torture. Y’a pas d’autres mots.

Incompétence médicale + tabou = combo parfait

Arrive le rendez-vous tant attendu ! On m’explique très vaguement comment ça va se passer, qu’il y a des chances pour que ça ne fonctionne pas. Je ne me sens pas jugée, mais limite prise pour une conne ! On m’explique que c’est pas grave, que j’ai le droit (ce qui est tout à fait vrai et il est très important de rappeler dans un moment pareil) mais sur le ton qu’on emploie pour expliquer à un enfant de 4 ans que c’est pas grave si il a fait pipi culotte alors qu’il porte plus de couche depuis hier. On était à deux, en couple, conscients de ce qu’on faisait, on l’a expliqué. Mais plutôt que de passer du temps à nous préciser ce qui allait se passer, à nous rassurer, la personne à qui on a eu à faire nous a pris pour deux idiots… et nous a raconté son propre avortement et les raisons pour lesquelles elle l’avait fait !!! On trouvé ça extrêmement déplacé. On vient pour un avortement, ce n’est pas rien, on se retrouve à jouer les psys pour le médecin qui est en face de nous. C’était improbable.

Ce après quoi elle m’explique que je vais avoir un avortement médicamenteux, que je vais aller à l’hôpital, prendre un médicament et attendre que le fœtus se décroche, que ça va faire comme des règles et que je ne vais rien voir du tout parce que le fœtus est trop petit et sera à peine identifiable en tant que tel. On nous donne des informations très vagues, on ne répond pas vraiment à nos questions mais on me dit de ne pas m’en faire et qu’on se revoit au 2ème rendez-vous qui est prévu pour faire les papiers.

2ème rendez-vous (trois jours avant le jour J), on s’attend à faire de la paperasse et là on découvre que je dois prendre une première série de cachets ! On tombe des nues, personne ne nous a rien dit. On panique légèrement mais on a pas tellement le choix. On nous explique qu’il faut prendre ces cachets pour arrêter le développement du fœtus avant de provoquer la fausse couche et qu’à partir du moment où je les prends je ne peux plus faire marche arrière. Pour être tout à fait exacte voilà ce qu’on nous a dit : « cela veut dire qu’à partir du moment où vous prenez ces cachets, si vous décidez de garder cet enfant malgré tout, il sera sans doute handicapé ou déformé ». Je pense que ça se passe de commentaires. On me dit aussi que ça ne me fera rien du tout, hormis peut-être quelques crampes et saignements légers mais que ça arrivent surtout aux femmes qui ont déjà eu des enfants, donc que je n’ai vraiment pas à m’inquiéter.

On rentre à la maison, un peu à côté de la plaque. Le lendemain, j’ai des crampes terribles et je baigne littéralement dans mon sang (au point de devoir me changer toutes les demi-heures). Évidemment c’est la panique à bord, j’avais l’impression d’être en train de mourir d’une hémorragie interne. J’appelle mon médecin traitant (c’était le week-end et le planning était fermé) qui me rassure en me disant que c’est tout à fait normal et que ça arrive dans 99% des cas. Déjà là, on a deux sons de cloche différents. Entre le planning qui reste très évasif, qui me répète de ne pas m’en faire mais qui ne m’informe pas pour autant de ce qui va vraiment m’arriver, et mon medecin qui lui m’expose avant tout les faits médicaux pour me rassurer, il y a un monde.

Le jour J

On arrive enfin à l’hôpital pour ce qu’on croyait naïvement être la dernière étape. Heureusement, l’infirmière qui s’occupait de nous a été un amour. Elle n’a émis aucun jugement sur la situation (je le précise parce que manifestement, quand je compare avec d’autres témoignages, ça arrive souvent), elle a été très attentive, très à l’écoute. Tout s’est très bien passé. Sauf le moment (ahah ben oui, sinon c’est pas drôle) où j’ai vu le fœtus après expulsion. « Non, ne t’inquiète pas, tu ne vas rien voir du tout car il ne sera pas assez développé ». Là encore, merci pour la désinformation, mais c’était entièrement faux. Je ne comprends absolument pas pourquoi on ne pas pas dit qu’à 6 semaines, je ne devais pas m’attendre à ne rien voir. Parce que je l’ai vu. Et ça mesurait 5 cm de diamètre au moins. Y’a une nuance entre « rien » et « 5 centimètres ». Pourquoi ne pas tout simplement dire la vérité ?

Rentrés à la maison, on est épuisés tous les deux mais on se sent soulagés. On a traversé ça comme des héros, on se sent mieux et on va enfin pouvoir se reposer et se remettre. Tu parles !

De surprises en surprises, on découvre qu’il y a toute une série d’examens à faire après l’intervention. On ne nous en avait pas parlé. Le fait est que je partais en vacances 10 jours après l’intervention. Pour être rassurée et pouvoir partir l’esprit tranquille, j’ai demandé à avoir une écho avant de partir. On me la fait, on me dit que tout va bien. En revanche, on ne me dit pas que je dois en repasser une dans quelques semaines. Donc à partir de ce moment, moi je me considère comme sortie d’affaire.

Je pars en vacances, je reviens, je vaque à mes occupations et je constate que je n’ai toujours pas mes règles. Étrange, parce qu’au planning, la nana m’a dit que ça allait revenir le mois suivant. Je me remémore tout ce qu’elle m’a dit et le fait qu’il y ait des probabilités pour que l’avortement médicamenteux ne fonctionne pas. Pris de doute, on décide de racheter un test de grossesse. Il est positif.

Là pour moi, c’est le pire moment. J’ai juste l’impression d’être hors de mon corps, de regarder la scène de loin et de ne pas du tout comprendre ce qui se passe. Je perds mes cheveux, je fais de l’anémie (parce que j’ai perdu beaucoup de sang après l’avortement), on fait les montagnes russes émotionnelles depuis des semaines et je suis épuisée. Physiquement et psychologiquement. On en discute, et on décide d’aller voir un autre gynéco pour ne plus avoir à faire aux deux guignols qui se sont occupé de nous jusque maintenant. Et en fait, on aurait du faire ça depuis le début.

Un avis médical correct vaut mieux que deux médecins qui te racontent des conneries 

Lors de ce rendez-vous (2 mois après l’IVG), on explique toute l’histoire depuis le début à cette nouvelle gynécologue. Elle est juste abasourdie par ce qu’on lui raconte. Elle ne comprend pas pourquoi on ne nous a pas donné 70% des informations essentielles, pourquoi on nous a même donné de mauvaises infos, pourquoi on m’a fait prendre la première série de cachets 72h avant alors que normalement c’est 48h, pourquoi on nous a fait attendre 3 semaines alors que d’après elle et ses confrères c’était totalement inutile, pourquoi personne ne nous a parlé de l’après et de ce qui allait se passer…Et surtout, elle ne comprend pas pourquoi on ne nous a pas expliqué qu’après une IVG, les hormones de grossesse sont toujours produites pendant un certain temps. D’où le test positif alors que je ne suis plus enceinte. Et elle bondit au plafond quand elle apprend que je n’ai passé qu’une seule échographie de contrôle, 4 jours après l’intervention. Mais on ne nous a pas dit qu’il fallait absolument passer une seconde échographie au bout de 6 semaines.

Du coup, elle me fait cette échographie et elle voit des grosseurs qu’elle estime inquiétantes. Elle m’envoie dans un cabinet de radiologie pour avoir un avis éclairé sur la question. Il s’avère que, n’ayant pas fait de seconde échographie de contrôle, personne n’a pu voir que je faisais ce qu’on appelle de la « rétention de résidus ». C’est à dire des morceaux (de poche essentiellement) que mon corps aurait dû expulser après l’intervention mais qu’il a gentiment conservé au chaud. On m’apprend également que je souffre d’adénomiose et d’hyper-fertilité (ce qui explique pourquoi je suis tombée enceinte même avec le contraceptif).

Avec le suivi adéquat, la situation est rentrée dans l’ordre le mois suivant. On a compris après coup tout ce qu’on ne nous avait pas dit. On a été rassurés, pris en charge pour de vrai par des gens compétents. En fait, on était terriblement en colère parce que si on nous avait dit dès le début les choses sans tabou, on n’aurait pas souffert autant pendant 3 mois. On ne comprend toujours pas comment des gens qui sont médecins, gynécologues peuvent à ce point maintenir le tabou sur l’avortement au sein même de leur cabinet. On avait l’impression qu’ils ne voulaient pas dire les choses parce que c’était un sujet dont on ne devait pas parler.

Si je prends la peine de vous dire tout ça c’est parce que je suis horrifiée de constater qu’à notre époque ça existe toujours. Et qu’à cause de ces tabous on nous a causé plus de souffrances encore que ce que représente l’épreuve d’un avortement. Chaque jour des femmes font ce choix parce qu’elles sont libres de le faire dans notre pays. Comment se fait-il que l’accompagnement ne soit pas à la hauteur dans ce cas ? J’ai eu de la chance car j’étais entourée, soutenue par mes amis, ma famille et surtout mon chéri. Mais qu’en est-il des nanas qui n’ont pas cette chance ? Qui ne peuvent pas parler de ces choses-là dans leur famille ? Qui affrontent ça seule ?

J’imagine que c’est pas partout pareil, qu’on n’a pas eu de chance. Mais quand je lis les témoignages sur internet, je constate que je ne suis pas la seule et qu’on est très nombreuses à avoir vécu un calvaire à cause de la désinformation et de la non information. Il faut en parler, il faut arrêter de faire de l’avortement un tabou. C’est un droit, c’est une liberté et chacun de nous doit être conscient de ça. Patients bien sûr, mais médecins avant tout. Certes, chaque cas est différent médicalement, mais ça ne change rien au fait qu’on ne nous a pas donné toutes les infos, même quand on posait des questions.

A l’issue de nombreuses recherches sur le sujet, j’ai d’ailleurs découvert un site internet qui classe les gynécologues qui sont étiquetés « feministes » et très ouverts d’esprit. Je me dis que si on en arrive à faire des classements de ce genre, c’est bien qu’il y a un énorme problème…et l’IVG est un des premier pointé du doigt. Violence des consultations, manque d’informations, jugements, non gratuité de l’acte (et oui parce que je ne me suis pas étalée sur ce point mais même si la sécurité sociale nous a remboursé une partie, cette aventure nous aura couté pas loin de 300€). Le lien est ici pour celles que ça intéresse. Et ici, un article de L’Obs qui complète mes propos.

J’espère de tout coeur que vous n’aurez jamais à vivre une IVG. Je vous souhaite plein de bonheur dans votre vie de femme et votre vie de couple. Si toutefois vous aviez des questions ou des commentaires (je vous rappelle qu’on n’est pas là pour débattre, merci !) n’hésitez pas à me contacter. Chaque cas est différent et propre à chacun de nous. Mais si mon expérience peut aider alors je serai ravie de vous répondre. Merci d’avoir lu ce papier jusqu’au bout.

La bise ♥





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