J’ai pris une décision importante

Ces derniers temps, ma vie n’a pas été de tout repos. Vous avez du vous en rendre compte puisque le blog en a beaucoup souffert. J’ai traversé deux crises majeures : une sentimentale et une professionnelle. Bref, me suis retrouvée à ce moment de ma vie où je me suis dit que c’était peut être le moment d’appuyer sur « reset ». J’ai pris une décision importante. 

J’ai pris une décision importante

j'ai pris une décision importante

Quand on traverse ce genre de phases (une rupture ou un gros changement professionnel pour ne citer que ces deux exemples, hum hum…) où plus rien ne va et tout s’écroule, j’ai tendance à penser que c’est bénéfique. Evidemment c’est difficile. Il y a énormément de remise en question, de culpabilité et autres joies de l’existence … Mais c’est aussi une page blanche qui s’offre à nous, comme une chance à saisir pour rebondir, grandir et revenir gonflée à bloc sur le devant de la scène. Il n’y a pas de mauvaises expériences, il n’y a que des leçons. Bon, en théorie ok, pour la pratique, on repassera …

J’ai voulu faire cet article pour vous expliquer, dans un premier temps, ce qui se passe en ce moment. Non parce que bon, pas que c’est le bordel… mais si, carrément, en fait. Et puis parce que je viens légèrement de quitter mes études. Et je me suis dit que je ne pouvais pas être la seule dans ce cas de figure et que c’était important de partager ça avec vous.

Etape 1 : le lycée

Je suppose que vous vous rappelez tous à quel point on a été harcelé au lycée, voire même au collège, par les équipes pédagogiques pour « savoir ce qu’on voulait faire plus tard ». J’ai bien envie de retourner faire des gros fuck à ces gens là. Et leur expliquer à quel point tout peut changer dans la tête d’un môme, d’un ado, d’un jeune adulte en quelques mois à peine à propos de l’avenir. Moi j’ai très mal vécu ça, cett espèce d’acharnement. Parce ça m’a toujours pétrifié de ne pas savoir ce dont j’avais envie ni ce que j’allais devenir.

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Et m’entendre dire « tu sais, il faut que tu saches le plus tôt possible pour faire une belle carrière parce que dans la conjoncture actuelle… bla bla bla » …. C’EST FAUX ! ARCHI FAUX ! Qui, à notre époque, reste 40 ans dans la même boite ? Qui ne change pas de poste et de missions ? PLUS PERSONNE ! Les temps ont changé. Il faut arrêter de dire à nos mômes que si ils ne trouvent pas ce qu’il veulent faire à 10 ans ils mangeront des pâtes. Il faut faire des choix judicieux, certes. Mais il faut s’épanouir avant tout. Et ça, moi, personne ne me l’a dit. On ne compte plus le nombre de personnes qui, passé la trentaine ou quarantaine, finissent par péter un câble et changer radicalement de projet professionnel parce qu’ils ne supportent plus leurs vies. On est vraiment obligé d’en arriver là ?!

Alors, oui, si à 21, 22, 24 ans ou meme plus tu rames et tu ne sais pas ? Et ben panique pas ! Ce n’est pas grave. Le monde professionnel d’aujourd’hui offre assez d’options pour pouvoir retomber sur nos pattes, il suffit de se donner les moyens d’y arriver.

Etape 2 : les études sup’

J’ai eu, du coup, un parcours assez atypique. J’ai fair un bac Arts Plastiques qui a été une vraie révélation, une première éclosion. Ca a été tellement enrichissant… Mais il a fallut penser à la suite, les études supérieures. J’avais envisagé une MANA (mise à niveau artistique) mais l’esprit très compétitif de ces écoles m’avait clairement refroidi. Et puis, mine de rien, j’ai eu la pression des parents.

Parlons-en, des parents ! Je suis chanceuse d’avoir eu les miens, qui ne m’ont jamais forcée à faire ou ne pas faire certains choix dans mes études. Ca n’est pas le cas pour tout le monde. Mais ça c’est un autre débat. Toujours est-il que les miens ne voulaient pas que « je mange des pâtes » (cette expression à la con…) et m’ont doucement fait comprendre que « les Arts Plastiques, ça va bien cinq minutes ».

Et pourquoi tu ferais pas de la com ? Je te vois bien dans la com’ !

j'ai pris une décision importante

J’ai du entendre cette phrase environ 2 876 450 fois. Et puis finalement, je me suis laissée convaincre. J’avais les qualités requises et ça me permettait d’étudier un domaine général où je pourrais me spécialiser ensuite dans ce qui me plait. Ca semblait être un bon compromis. Oui mais… je n’ai jamais été scolaire, hors de question d’aller à la fac où j’allais devoir rester dix heures par jour le cul sur une chaise à écouter un prof parler.

La solution : les écoles privées. Plus de pratique que de théorie et une professionalisation dès la première année. C’était parfait. Une solution qui m’a quand même couté 6000€ par an…pendant 4 ans. Ceci dit je ne regrette absolument pas d’avoir fait ce choix. Malgré des embuches, l’EFAP est une très bonne école et ça a été très formateur. Je suis passée par l’audiovisuel, le web journalisme, l’édition, attachée de presse en agence, chargée de projet dans une boite de Wedding Planner, Community Manager…  Autant de facettes qui m’ont, à défaut de ne pas avoir trouvé ma voie, permise de savoir où je ne voulais pas aller. Et, ma foi, c’est déjà pas mal.

j'ai pris une décision importante

Etape 3 : le master

Et là, c’est le drame. Quand je suis arrivée en 3e année, on a commencé à nous parler des masters ou « MBA ». C’est à dire l’année de spécialisation. Pour faire court, j’avais le choix entre la peste et le choléra. Rien ne me plaisait vraiment. J’aurais du faire un mémoire en 4e année pour pouvoir être diplômée et partir vers d’autres horizons (l’autre option étant d’enchainer sur une 5e année et d’être diplômée ensuite). Mais ma 4e année ne s’est pas vraiment déroulée comme prévu. C’est la qu’intervient la crise sentimentale qui a fait de beaux dégâts. Parce que pour la première fois de ma vie, j’ai carrément lâché prise et je me suis laissée submerger. Tout ça pour dire qu’arrivée au mois de juin, j’avais pas fait de mémoire et j’avais toujours le choix entre la peste et le choléra. J’ai pris le choléra.

j'ai pris une décision importante

Depuis que je suis arrivée à l’EFAP, je me demande ce que je vais faire ensuite. Travailler ? Continuer les études ? Partir à l’étranger ? J’ai fais le choix (clairement par dépit) du MBA Digital, Marketing & Business. Du marketing pur et dur, en gros, et surtout un choix qui ne me correspondait absolument pas. Une excellente formation, que je recommande les yeux fermés. Mais c’était pas pour moi. Je le savais, mais il vallait mieux ça que de ne rien faire du tout.

Ca m’a rendu malade, ça m’a fait perdre le sommeil. Je n’étais pas heureuse, ni épanouie et je me suis mis la pression parce que quand t’es dans un master qui coute 9000€, que tu ne sais pas ce que tu fous là et que t’as aucune envie de finir dans le marketing, t’es pas très bien dans tes baskets.

J’ai pris une décision importante : Ciao les nazes

Heureusement pour moi, ce merdier absolu c’est soldé par une rencontre – ma foi aussi hasardeuse que déroutante – qui a bousculé pas mal de chose. Et c’est ce dont j’avais besoin.

« Si ça ne te plait pas, alors tire-toi »… oui, mais pour quoi faire ? C’était le gros point d’interrogation. Partir, ok. Mais sans plan B… Et finalement, j’en ai trouvé un de plan B. J’ai longuement réfléchi, j’ai retourné le problème dans tous les sens, j’ai cherché d’autres masters et j’ai fini par trouver. Le Master Ingénierie et Management des Arts et de la Culture de l’ICART à Paris, qui fait parti du même groupe que l’EFAP.

On m’a donc accordé une année de césure (parce que je ne voulais pas prendre le master en marche en ayant loupé deux mois et demi de la formation). J’ai toujours mon statu d’étudiante mais je ne vais plus en cours.  Je cherche du travail dans le domaine de l’art et de la culture pour préparer mon master. Financièrement, le fait de choisir une école qui fait parti du même groupe fait que je ne suis pas perdante.  J’ai également le droit de commencer à travailler sur mon mémoire cette année (et donc d’étaler le travail sur deux ans, ce qui ne se refuse pas). Et puis surtout, je suis bien dans mes pompes.

J’ai voulu vous écrire cet article parce que je ne pense pas être la seule à vivre ça. Et ce n’est pas un sujet dont on parle facilement. Sans aller jusqu’à dire que c’est tabou, on n’ose pas toujours en parler librement. Souvent à cause de la peur du jugement (ah oui, j’en ai essuyé des réflexions nazes absolument pas constructives et parfaitement déplaisantes…). Je crois qu’à un moment, il faut juste s’en battre les ovaires en cadence sur une chanson des Beatles et il faut foncer. Parce qu’on a qu’une vie et que c’est naze de la passer à faire un métier qu’on aime pas parce que ça gagne bien et que c’est confortable. C’est pas ça la vie. On passe un tiers de notre vie à travailler. Autant faire ce qu’on aime non ?

j'ai pris une décision importante

J’ai repris la photo, je vais faire un stage de théâtre et je profite de cette « pause » pour me nourrir et m’enrichir le plus possible d’expos, de films, de bouquins, de voyages… Je suis encore pas mal soucieuse parce qu’il faut que je trouve du boulot (pour ne pas rien faire toute l’année et rester dans le domaine de la communication) et puis parce qu’il y a l’après ICART. Mais je l’ai fait, j’ai pris une décision importante. J’ai claqué la porte, j’ai dit « MERDE » à tout ce qui ne me plaisait pas et me rendait malade et j’ai décidé de ne prendre que le meilleur.

Ca n’a franchement pas été facile et je ne suis pas sure que j’aurais eu le courage de le faire sans ce « petit » coup de pouce. Mais je suis fière d’avoir réussi à franchir le pas. Pour la première fois, je fais ce que j’aime et je sais ou je vais. Et, bordel de merde, ça fait un bien fou.

 

A dimanche 

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8 réflexions au sujet de « J’ai pris une décision importante »

  1. Ce n’est certainement pas moi qui vais te juger moi la fille de 36 ans qui est devant la page blanche et qui se dit qu’est ce que j’ai envie de faire…
    Ne lache rien continue à chercher l’épanouissement et le bonheur ,c’est Ça le vrai Graal de nos jours
    ❤️❤️La couz

    1. Oui, tu as parfaitement raison. Je crois qu’il faut écouter son coeur avant tout ! Ca fait très peur mais ça fait un bien fou ❤️ Et toi non plus ne lâche rien (soutien mutuel ahah) parce que c’est trop bien Savivansko 😉

  2. Il faudrait au moins tenir ses engagements ! Réserver un appareil photo et ne pas le payer, ne pas donner de nouvelles, ce n’est juste pas correct ! le monde d’aujourd’hui

    1. Merci pour cette délicate attention Cyrille… peut être devriez vous consulter votre boite mail? Je viens de vous en envoyer un et vous ai transféré ceux où je vous réclame votre RIB depuis une semaine… Parce que sans le RIB, on ne peux pas vous payer ! Par ailleurs, Je ne trouve pas très correct de votre part non plus de venir écrire ça ici, parce que ce n’est pas le lieux. Un simple mail aurait suffit. Enfin, faudrait-il déjà que vous les lisiez…

  3. Bonjour Lou,

    Je suis tombée par hasard sur ton blog et je dois dire qu’en découvrant cet article, j’ai ressenti comme une bouffée d’air frais : non tu n’es pas la seule car je suis en train de vivre exactement la même chose !

    C’est fou comme je me suis reconnue dans tes choix, dans tes questionnements et dans ta décision de tout envoyer péter pour recommencer quelque chose qui te correspondait vraiment. Tu as tout à fait raison lorsque tu dis que plus personne ne passe 40 ans dans la même boite, ni dans le même métier.

    En ce qui me concerne, j’étais super épanouie lorsque j’étudiais les lettres au lycée. J’étais une littéraire reconnue, bien dans ses pompes et surtout dans ce qu’elle faisait. Les lettres j’adorais ça, j’adorais lire et relire des bouquins de tout genre, les analyser, donner mon point de vue, et je me voyais continuais sur cette voie pendant des années encore. C’est en partie pour cela que je suis allée en classe préparatoire littéraire, convaincue de m’épanouir en apprenant encore plus. Mais la compétition, la charge de travail et un événement personnel tragique ont fait que j’ai tout lâché : je ne ressentais plus cette passion qui m’envahissait quelques mois encore. Alors je me suis dirigée en communication (c’est fou le nombre d’étudiants qui choisissent cette voie comme « plan B »), pensant que ça pouvait me correspondre. J’ai poursuivi sur cette voie, en enchainant les stages et les alternances jusqu’à l’obtention de mon master en marketing et communication. J’ai ensuite été très vite embauchée en CDI dans une entreprise jeune et dynamique, pleine de projets et de jeunes talents.

    Sauf que… je pète un câble. Il y a six mois j’ai subit de grosses crises d’angoisses : tout changeait dans ma vie : mon chéri est venu s’installer chez moi et mon travail était très prenant, peut-être trop. Toujours est-il qu’aujourd’hui je me rends compte que je ne suis plus heureuse et que j’ai besoin de me recentrer sur moi-même. Qu’est-ce que je veux faire exactement ? Les congés de fin d’année m’ont permis de comprendre que la littérature me manquait, que la passion que j’éprouvais lorsque j’étudiais les lettres me manquait et que je n’éprouvais que du stress et de l’incompréhension quand il s’agissait de m’imaginer encore dans la communication. Je vais bientôt avoir 25 ans et je n’ai jamais été autant préoccupée par mon avenir, par ce que je voulais faire de ma vie. J’ai annoncé à mon responsable la volonté de quitter mon CDI (de façon à toucher le chômage bien sûr) : une décision qui m’a demandé beaucoup de courage et que je ne croyais pas avoir la force de prendre un jour (quitter un cdi aujourd’hui c’est un peu comme décider soi-même d’aller se pendre, alors que non, c’est juste un travail).
    Mais une chose est sûre : si avant je pensais à l' »efficacité » du style : il me faut un travail pour gagner ma vie, aujourd’hui je suis davantage focalisée sur quelque chose qui me rend avant tout heureuse et dans lequel je me sente bien !

    Comme tu peux le constater, tu n’es pas la seule, et je suis ravie d’avoir pu te partager ce bout de ma vie, sûrement un des plus importants que je m’apprête à vivre.

    Je te remercie donc énormément pour cet article et te souhaite énormément de belles choses pour ton avenir, personnel et professionnel !

    1. Merci pour tout ça Charlotte. Je constate que ça arrive assez souvent dans le milieu de la com’/marketing… Je ne sais pas toi mais j’ai fini par trouver ce monde vraiment dur. C’est en particulier le marketing qui m’a achevé. J’ai je pense que dans ces moments là, on a besoin de ce contrer sur notre essence, sur ce qu’on a toujours aimé même si ça ne semble pas être une voie très rémunératrice (dans mon cas). Bien qu’il n’est pas impossible d’allier passion et bon salaire. On vit dans une société où gagner de l’argent est devenu un but ultime dans la vie. Sauf que gagner 3000€ par mois, bosser 45h semaine et sacrifier sa vie sociale et sa vie de famille je suis pas sure que ce soit ça; la vie. Je préfère gagner juste ce qu’il me faut mais faire des horaires convenables et profiter de mon chéri et de mes amis. On est de plus en plus à penser comme ça et je trouve qu’on devrait prendre exemple sur certains pays comme la Suède où ils sont très attentifs à l’épanouissement personnels de leurs employés et la différence est notable. A quand la même chose chez nous ? En tout cas je te souhaite aussi un très joli parcours et quoi qu’il arrive ne te décourage pas. Tu as fais le plus gros. Ecoute ton coeur et fais ce que tu aimes 🙂 A très bientôt

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