Les trois dernières séries que j’ai regardées

Une nouvelle petite collection fait son apparition et j’ouvre le bal avec les trois dernières séries que j’ai vues. Comme on pouvait s’y attendre, deux d’entre elles sont des séries fantastiques alors que la troisième pas du tout.

Las Chicas Del Cable – Ramón Campos et Gema R. Neira – Netflix

Le décor est planté en Espagne ( à Madrid), fin des années 20 alors que la télécommunication va bousculer le monde. On suit alors les aventures de quatre jeunes femmes dont le destin va être complètement chamboulé avec ce nouveau travail à la Compagnie de Téléphone qu’elle viennent de décrocher (décrocher…téléphone…. Nan ? Bon).

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©Netflix

Graphiquement parlant, c’est très agréable. On plonge tête la première dans les années folles. Les costumes et décors sont très réussis. Dommage, en revanche, que la musique ne soit pas d’époque… on se retrouve avec une espèce de pop electro genre Ariana Grande qui, à mon avis, n’ajoute rien à l’ambiance. En fait ça gâcherait presque certaines scènes qui auraient été bien plus chouettes avec un musique d’époque.

J’ai été agréablement surprise par tous les sujets abordés dans cette série. L’idée principale reste avant tout la place de la femme à cette époque. Au cours de l’histoire, elles vont lutter et se battre pour leurs droits au sein de la compagnie, l’indépendance face à leurs maris, l’indépendance financière, les conditions sociales, faire reconnaitre la violence faite aux femmes, faire accepter l’homosexualité, la plurisexualité, l’avortement… Le tout rapporté dans les années 20 ce qui 1) permet de dresser un bilan de la place de la femme à cette époque 2) de faire évidemment le lien avec notre place et notre condition aujourd’hui.

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Le seul bémol que j’y ai trouvé c’est que, par moment, on se croirait dans Pretty Little Liars. Il y a une accumulation de mensonges et de non-dits qui pourraient se résoudre par un simple appel à l’aide. Mais non ! Donc de temps en temps on a très envie de leur mettre des claques. Et puis c’est très romancé, un peu trop à l’eau de rose par moment. Le casting est très sympa, les acteurs jouent bien et l’histoire tient debout (même si on voit souvent arriver les gros retournements de situation de très loin). Pour l’instant il n’y a que 2 saisons (10 épisodes de 40 minutes environ par saison) mais la fin du deuxième volet laisse présumer une suite. Que je trouve scénaristiquement risquée parce qu’ils ont poussé le bouchon un peu loin à la fin ! Mais on peut toujours être surpris.

Je vous recommande cette série pour le simple fait qu’elle est très représentative des droits et conditions de la femme à l’époque et qu’il n’est jamais inutile de nous rappeler à quel point on en a chié (et à quel point on va encore en chier un bon moment) pour être libre, tout simplement.

A Series of Unfortunate Events – Mark Hudis et Barry Sonnenfeld – Netflix

Les Désastreuses Aventures des Orphelins Beaudelaires (c’est le titre français) est une série littéraire de Lemony Snicket comportant treize tomes publiés entre 1999 et 2006. On y suit les mésaventures de Violette, Klaus et Prunille qui ont perdu leurs parents dans un mystérieux incendie qui a détruit leur maison de la cave au grenier.

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©Netflix

 

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Un premier film est sorti en 2004 et le réalisateur, Brad Silberling, avait assez librement adapté les trois premiers tomes. Le tout avec un casting d’enfer réunissant Jim Carrey (le Comte Olaf), Meryl Streep (Tante Agrippine), Timothy Spall (Mr. Poe), Jude Law (Lemony Snicket), Billy Conolly (Oncle Monty), Dustin Hoffman (le Critique) entre autres. Ce film étant un de mes films préférés, autant vous dire que j’ai légèrement flippé à l’annonce de la série car, pour moi, c’était un gros risque après ce film absolument génial (que je vous recommande de voir de toute urgence si ce n’est pas déjà fait).

Contre toute attente, je trouve que la série est absolument géniale également. L’univers graphique et chromatique sont les mêmes que dans le film. C’est splendide ! Les décors sont très riches, très travaillés avec beaucoup de détails et de clins d’oeil. La bande son est originale (don créée pour la série) ce que j’apprécie beaucoup. L’histoire de la série suit celle des livres (un tome c’est deux épisodes) même si, là aussi, il y a quelques libertés d’adaptation. Et avec Patrick Neil Harris en Comte Olaf, c’est d’autant plus poilant !

On retrouve également le même humour décalé, un peu sarcastique que dans le film (qui est moins présent dans les livres mais ils étaient destinés à un jeune public, ce qui est un peu moins le cas pour le film et la série). Scénaristiquement et graphiquement, ils ont fait un sacré boulot et le résultat est à la hauteur de mes attentes (et pourtant j’avais placé la barre très haut !). J’avais émis quelques réserves pour la deuxième saison mais c’est une totale réussite (ce qui est assez rare) bien que le suspense soit un peu difficile à supporter car la fin de la saison 2 reste très évasive sur l’énigme que les orphelins essaient de résoudre.

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©Netflix – Regardez-moi la bouille de cette enfant !!!

Si on se fie aux livres, au vu du nombre de tomes adaptés dans la saison 1 et 2 (ce sont des épisodes de 42 minutes environ et il y a 8 épisodes dans la saison 1, 10 épisodes dans la 2) je pense qu’il ne pourront pas aller au delà d’une troisième (et donc ultime) saison. Je m’attends à une explosion monumentale pour ce dernier volet puisqu’on est censé découvrir le mystère qui plane au dessus des orphelins Baudelaire.

Once Upon A Time – Edward Kitsis et Adam Horowitz – ABC

Bon alors accrochez-vous parce qu’on s’attaque à un gros morceau ! 7 saisons de 22 épisodes de 40 minutes. A vos souhaits! Mais ayant beaucoup de temps libre ici à Londres, quand j’ai vu qu’elle était sur le catalogue anglais Netflix, je n’ai pas résisté longtemps. Je n’ai vu que 4 saisons pour l’instant (mais je pense que c’est assez pour vous dire ce que j’en pense) et la saison 7 est en cours de diffusion (et ce serait a priori la dernière).

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©ABCstudios

Je m’attendais à une espèce de Grey’s Anatomy au pays des contes de fée (vous voyez, ce genre de séries américaines qui dure sur 120 saisons avec des retournements toues les deux minutes trente) et en fait pas tant que ça ! L’histoire de base est plutôt simple : une jeune femme du nom d’Emma va se retrouver dans une ville qui s’appelle Storybrooke. Elle est vue comme « la sauveuse » par un enfant de dix ans qui pense que tout ce qui se passe dans son livre de contes est bel et bien réel. On suit cette fille (Jennifer Morisson, qu’on a aussi vue dans Dr. House) qui va se retrouver dans cette ville un peu chelou, où il se passe des trucs un peu chelou et qui va découvrir qu’en fait Blanche Neige, la magie et les malédictions c’est pour de vrai.

Je ne vous parlerai pas des décors, musique et autres détails un peu techniques parce que ce qui importe réellement dans cette série c’est le scénario complètement délirant et sacrément bien ficelé (avec quelques failles quand même…). Ce qui est super impressionnant c’est la façon dont ils ont réussi à entremêler, connecter et imbriquer TOUS les contes les uns avec les autres. C’est presque du génie. Au fil des épisodes, on se ballade dans les contes qu’on connait tous, mais chacun a une influence sur les autres et sur le cours de l’histoire. Ce qui en fait une série démentielle !!!!

Bon alors ABC faisant partie intégrante du groupe Disney, autant vous dire qu’on retrouve un max de références. Et si parfois ça ajoute une touche humoristique ou réveille en nous des souvenirs d’enfance, c’est aussi l’un des défauts de la série. On ressent un peu trop le poids de Disney, si bien qu’on ne voit jamais une goutte de sang dans les batailles, jamais une scène de cul, jamais d’insultes au delà de « bordel »… Alors ok, on s’attend pas à une réalisation à la Quentin Tarantino mais par moment trop de pureté et de chasteté tue la pureté et la chasteté. Et alors la morale à la Disney on en parle meme pas, on en bouffe à chacun des épisodes !! M’enfin, je n’en reste pas moins fascinée par l’histoire.

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©ABCStudios – Quand je vous dit que Disney est passé par là ?! C’est même plus des clins d’oeil c’est carrément du live action…

Toutes les saisons ne se valent pas. Evidemment avec un scénario pareil, c’était couru d’avance. Mais même si les failles scénaristiques rendent certains épisodes un peu chiants, on peut se raccrocher à l’évolution des personnages et à leur relations. Eh oui, parce que qui dit beaucoup de contes entremêlés dit beaucoup de personnages entremêlés eux aussi. Alors prends ta cape, ton épée et ton grimoire et accroche-toi ! Arès l’épisode 1, t’en as plus que 153 à regarder (ça fait 107,1 heures, j’ai calculé).

N’hésitez pas à partager votre avis si vous avez déjà vu ces séries ! On se retrouve très vite pour 3 trucs à lire ou à regarder.

La bise 

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