IVG : notre expérience de cet immense tabou 

Accordons nos violons tout de suite : je ne suis absolument pas là pour un débat « Pour ou contre l’avortement ». Je suis là pour relater mon expérience et pour apporter de  l’aide à celles qui pourraient se retrouver dans le même cas que moi. Je n’ai pas à me justifier sur le choix que j’ai fait, que nous avons fait même puisque je n’étais pas seule. Mais face à ce que nous avons vécu, je pense qu’il est important d’en parler parce que c’est le tabou sur l’ IVG qui a fait de notre expérience un cauchemar.

J’ai longtemps hésité à faire cet article car c’est un sujet épineux. Mais aussi parce que j’avais besoin de recul pour voir en parler objectivement. Maintenant que ça fait un moment, je veux le partager avec vous parce que j’estime que c’est nécessaire.

IVG
C’est peut-être cliché, mais le soleil après un orage représente bien ce que nous avons vécu. Et puis, comment tu veux illustrer un article pareil ?!

IVG = interruption volontaire de grossesse 

Pour commencer, n’ayons pas peur des mots. Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom s’appelle une interruption volontaire de grossesse. Comme son nom l’indique, c’est une intervention médicale qui consiste à interrompre, à arrêter la grossesse.

accordage de violon N°2 : je ne suis pas médecin, je ne suis pas gynécologue. Les faits médicaux que j’évoque ici ne concernent que moi et ne sont en aucun cas une généralité.

Après de nombreux problèmes (encore et toujours) avec les contraceptifs hormonaux, je découvre avec tristesse/horreur/rage/colère/déception/impuissance/étonnement/je-suis-au-bord-du-gouffre (rayer la mention inutile) que malgré le contraceptif, il y a bien deux barres roses bien nettes sur le test de grossesse. Histoire d’être sûre, j’en fais un deuxième et le résultat est sans appel. Je suis bel et bien enceinte.

S’ensuivent trois jours déchirants de disputes, de rage contre la terre entière (Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Pourquoi maintenant ?) parce que nous savions dès que nous avons appris la nouvelle que nous passerions par une IVG. Notre situation matérielle et financière ne nous permettant absolument pas d’élever un enfant, il était hors de question de devenir parents en galère et d’imposer une vie que nous ne voulions pas à un gosse qui n’a rien demandé à personne.

Tout en essayant de digérer tout ce qui était en train de se passer, nous avons pris contact avec mon gynéco le plus rapidement possible pour lui expliquer la situation. On réfléchit à tout, on se pose une dernière fois la question pour être sûr, et on franchit la porte du cabinet. C’est le début de trois mois de souffrances psychologiques.

Un sujet tabou jusque dans le cabinet du médecin. 

Je connais mon gynéco depuis très longtemps. Ce qui au début a été un bon point car comme il me connaît lui aussi, je n’ai pas eu besoin de justifier mon choix, notre choix, pendant trois heures. On lui a expliqué, il n’a pas posé de questions, il a vu qu’on avait pris la décision ensemble et que c’était réfléchi.

Pour éviter un délais trop long, il m’a fait passer l’échographie (qui permet donc d’attester que je suis bien enceinte) dans le planning familial de la ville où j’ai grandi (pas à Lille donc mais à Berck). Tout se passe très bien avec lui, jusqu’à ce que la stagiaire me fasse passer l’écho. Dix minutes qu’elle me tripote et « elle ne trouve rien ». Évidemment, on se regarde, je me dis qu’on a peut être rêvé, que c’est rien du tout et que je ne suis pas enceinte. L’espoir fut de très courte durée. J’ai eu droit à une personne qui n’avait manifestement jamais fait d’écho de sa vie. C’est mon gynéco qui a du venir lui montrer où mettre la sonde pour voir le fœtus. Alors je veux bien que les stagiaires aient besoin de se former… Mais peut-être que les nanas qui viennent pour des IVG ne sont pas les meilleurs cobayes ?!?!?

Deuxième marteau sur la gueule de la journée, on m’annonce que je suis enceinte de 3 semaines MAIS qu’il faut que j’attende 3 semaines supplémentaires pour avorter parce que « c’est plus sûr ». Moi j’y connais rien, je suis pas médecin, ça me paraît chelou mais je dis « d’accord » et je rentre chez moi pour attendre tant bien que mal le rendez-vous où on va tout m’expliquer dans 3 semaines.

J’ai vécu les trois semaines les plus longues de ma vie. La nausée, la fatigue extrême, un dédoublement de personnalité presque… je ne me reconnaissais plus. J’étais agressive, je n’avais aucune patience et en plus, en trois semaines, t’as bien le temps de penser à ce que tu es en train de traverser et de réaliser ce qui se passe. Une torture. Y’a pas d’autres mots.

Incompétence médicale + tabou = combo parfait

Arrive le rendez-vous tant attendu ! On m’explique très vaguement comment ça va se passer, qu’il y a des chances pour que ça ne fonctionne pas. Je ne me sens pas jugée, mais limite prise pour une conne ! On m’explique que c’est pas grave, que j’ai le droit (ce qui est tout à fait vrai et il est très important de rappeler dans un moment pareil) mais sur le ton qu’on emploie pour expliquer à un enfant de 4 ans que c’est pas grave si il a fait pipi culotte alors qu’il porte plus de couche depuis hier. On était à deux, en couple, conscients de ce qu’on faisait, on l’a expliqué. Mais plutôt que de passer du temps à nous préciser ce qui allait se passer, à nous rassurer, la personne à qui on a eu à faire nous a pris pour deux idiots… et nous a raconté son propre avortement et les raisons pour lesquelles elle l’avait fait !!! On trouvé ça extrêmement déplacé. On vient pour un avortement, ce n’est pas rien, on se retrouve à jouer les psys pour le médecin qui est en face de nous. C’était improbable.

Ce après quoi elle m’explique que je vais avoir un avortement médicamenteux, que je vais aller à l’hôpital, prendre un médicament et attendre que le fœtus se décroche, que ça va faire comme des règles et que je ne vais rien voir du tout parce que le fœtus est trop petit et sera à peine identifiable en tant que tel. On nous donne des informations très vagues, on ne répond pas vraiment à nos questions mais on me dit de ne pas m’en faire et qu’on se revoit au 2ème rendez-vous qui est prévu pour faire les papiers.

2ème rendez-vous (trois jours avant le jour J), on s’attend à faire de la paperasse et là on découvre que je dois prendre une première série de cachets ! On tombe des nues, personne ne nous a rien dit. On panique légèrement mais on a pas tellement le choix. On nous explique qu’il faut prendre ces cachets pour arrêter le développement du fœtus avant de provoquer la fausse couche et qu’à partir du moment où je les prends je ne peux plus faire marche arrière. Pour être tout à fait exacte voilà ce qu’on nous a dit : « cela veut dire qu’à partir du moment où vous prenez ces cachets, si vous décidez de garder cet enfant malgré tout, il sera sans doute handicapé ou déformé ». Je pense que ça se passe de commentaires. On me dit aussi que ça ne me fera rien du tout, hormis peut-être quelques crampes et saignements légers mais que ça arrivent surtout aux femmes qui ont déjà eu des enfants, donc que je n’ai vraiment pas à m’inquiéter.

On rentre à la maison, un peu à côté de la plaque. Le lendemain, j’ai des crampes terribles et je baigne littéralement dans mon sang (au point de devoir me changer toutes les demi-heures). Évidemment c’est la panique à bord, j’avais l’impression d’être en train de mourir d’une hémorragie interne. J’appelle mon médecin traitant (c’était le week-end et le planning était fermé) qui me rassure en me disant que c’est tout à fait normal et que ça arrive dans 99% des cas. Déjà là, on a deux sons de cloche différents. Entre le planning qui reste très évasif, qui me répète de ne pas m’en faire mais qui ne m’informe pas pour autant de ce qui va vraiment m’arriver, et mon medecin qui lui m’expose avant tout les faits médicaux pour me rassurer, il y a un monde.

Le jour J

On arrive enfin à l’hôpital pour ce qu’on croyait naïvement être la dernière étape. Heureusement, l’infirmière qui s’occupait de nous a été un amour. Elle n’a émis aucun jugement sur la situation (je le précise parce que manifestement, quand je compare avec d’autres témoignages, ça arrive souvent), elle a été très attentive, très à l’écoute. Tout s’est très bien passé. Sauf le moment (ahah ben oui, sinon c’est pas drôle) où j’ai vu le fœtus après expulsion. « Non, ne t’inquiète pas, tu ne vas rien voir du tout car il ne sera pas assez développé ». Là encore, merci pour la désinformation, mais c’était entièrement faux. Je ne comprends absolument pas pourquoi on ne pas pas dit qu’à 6 semaines, je ne devais pas m’attendre à ne rien voir. Parce que je l’ai vu. Et ça mesurait 5 cm de diamètre au moins. Y’a une nuance entre « rien » et « 5 centimètres ». Pourquoi ne pas tout simplement dire la vérité ?

Rentrés à la maison, on est épuisés tous les deux mais on se sent soulagés. On a traversé ça comme des héros, on se sent mieux et on va enfin pouvoir se reposer et se remettre. Tu parles !

De surprises en surprises, on découvre qu’il y a toute une série d’examens à faire après l’intervention. On ne nous en avait pas parlé. Le fait est que je partais en vacances 10 jours après l’intervention. Pour être rassurée et pouvoir partir l’esprit tranquille, j’ai demandé à avoir une écho avant de partir. On me la fait, on me dit que tout va bien. En revanche, on ne me dit pas que je dois en repasser une dans quelques semaines. Donc à partir de ce moment, moi je me considère comme sortie d’affaire.

Je pars en vacances, je reviens, je vaque à mes occupations et je constate que je n’ai toujours pas mes règles. Étrange, parce qu’au planning, la nana m’a dit que ça allait revenir le mois suivant. Je me remémore tout ce qu’elle m’a dit et le fait qu’il y ait des probabilités pour que l’avortement médicamenteux ne fonctionne pas. Pris de doute, on décide de racheter un test de grossesse. Il est positif.

Là pour moi, c’est le pire moment. J’ai juste l’impression d’être hors de mon corps, de regarder la scène de loin et de ne pas du tout comprendre ce qui se passe. Je perds mes cheveux, je fais de l’anémie (parce que j’ai perdu beaucoup de sang après l’avortement), on fait les montagnes russes émotionnelles depuis des semaines et je suis épuisée. Physiquement et psychologiquement. On en discute, et on décide d’aller voir un autre gynéco pour ne plus avoir à faire aux deux guignols qui se sont occupé de nous jusque maintenant. Et en fait, on aurait du faire ça depuis le début.

Un avis médical correct vaut mieux que deux médecins qui te racontent des conneries 

Lors de ce rendez-vous (2 mois après l’IVG), on explique toute l’histoire depuis le début à cette nouvelle gynécologue. Elle est juste abasourdie par ce qu’on lui raconte. Elle ne comprend pas pourquoi on ne nous a pas donné 70% des informations essentielles, pourquoi on nous a même donné de mauvaises infos, pourquoi on m’a fait prendre la première série de cachets 72h avant alors que normalement c’est 48h, pourquoi on nous a fait attendre 3 semaines alors que d’après elle et ses confrères c’était totalement inutile, pourquoi personne ne nous a parlé de l’après et de ce qui allait se passer…Et surtout, elle ne comprend pas pourquoi on ne nous a pas expliqué qu’après une IVG, les hormones de grossesse sont toujours produites pendant un certain temps. D’où le test positif alors que je ne suis plus enceinte. Et elle bondit au plafond quand elle apprend que je n’ai passé qu’une seule échographie de contrôle, 4 jours après l’intervention. Mais on ne nous a pas dit qu’il fallait absolument passer une seconde échographie au bout de 6 semaines.

Du coup, elle me fait cette échographie et elle voit des grosseurs qu’elle estime inquiétantes. Elle m’envoie dans un cabinet de radiologie pour avoir un avis éclairé sur la question. Il s’avère que, n’ayant pas fait de seconde échographie de contrôle, personne n’a pu voir que je faisais ce qu’on appelle de la « rétention de résidus ». C’est à dire des morceaux (de poche essentiellement) que mon corps aurait dû expulser après l’intervention mais qu’il a gentiment conservé au chaud. On m’apprend également que je souffre d’adénomiose et d’hyper-fertilité (ce qui explique pourquoi je suis tombée enceinte même avec le contraceptif).

Avec le suivi adéquat, la situation est rentrée dans l’ordre le mois suivant. On a compris après coup tout ce qu’on ne nous avait pas dit. On a été rassurés, pris en charge pour de vrai par des gens compétents. En fait, on était terriblement en colère parce que si on nous avait dit dès le début les choses sans tabou, on n’aurait pas souffert autant pendant 3 mois. On ne comprend toujours pas comment des gens qui sont médecins, gynécologues peuvent à ce point maintenir le tabou sur l’avortement au sein même de leur cabinet. On avait l’impression qu’ils ne voulaient pas dire les choses parce que c’était un sujet dont on ne devait pas parler.

Si je prends la peine de vous dire tout ça c’est parce que je suis horrifiée de constater qu’à notre époque ça existe toujours. Et qu’à cause de ces tabous on nous a causé plus de souffrances encore que ce que représente l’épreuve d’un avortement. Chaque jour des femmes font ce choix parce qu’elles sont libres de le faire dans notre pays. Comment se fait-il que l’accompagnement ne soit pas à la hauteur dans ce cas ? J’ai eu de la chance car j’étais entourée, soutenue par mes amis, ma famille et surtout mon chéri. Mais qu’en est-il des nanas qui n’ont pas cette chance ? Qui ne peuvent pas parler de ces choses-là dans leur famille ? Qui affrontent ça seule ?

J’imagine que c’est pas partout pareil, qu’on n’a pas eu de chance. Mais quand je lis les témoignages sur internet, je constate que je ne suis pas la seule et qu’on est très nombreuses à avoir vécu un calvaire à cause de la désinformation et de la non information. Il faut en parler, il faut arrêter de faire de l’avortement un tabou. C’est un droit, c’est une liberté et chacun de nous doit être conscient de ça. Patients bien sûr, mais médecins avant tout. Certes, chaque cas est différent médicalement, mais ça ne change rien au fait qu’on ne nous a pas donné toutes les infos, même quand on posait des questions.

A l’issue de nombreuses recherches sur le sujet, j’ai d’ailleurs découvert un site internet qui classe les gynécologues qui sont étiquetés « feministes » et très ouverts d’esprit. Je me dis que si on en arrive à faire des classements de ce genre, c’est bien qu’il y a un énorme problème…et l’IVG est un des premier pointé du doigt. Violence des consultations, manque d’informations, jugements, non gratuité de l’acte (et oui parce que je ne me suis pas étalée sur ce point mais même si la sécurité sociale nous a remboursé une partie, cette aventure nous aura couté pas loin de 300€). Le lien est ici pour celles que ça intéresse. Et ici, un article de L’Obs qui complète mes propos.

J’espère de tout coeur que vous n’aurez jamais à vivre une IVG. Je vous souhaite plein de bonheur dans votre vie de femme et votre vie de couple. Si toutefois vous aviez des questions ou des commentaires (je vous rappelle qu’on n’est pas là pour débattre, merci !) n’hésitez pas à me contacter. Chaque cas est différent et propre à chacun de nous. Mais si mon expérience peut aider alors je serai ravie de vous répondre. Merci d’avoir lu ce papier jusqu’au bout.

La bise ♥

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Tim Burton : ma vie, son oeuvre

Je voudrais vous parler de quelqu’un qui compte énormément dans ma vie et qui a, en grande partie, fait de moi celle que je suis aujourd’hui. Vous le connaissez tous, peut être plus ou moins bien, mais je voulais vous raconter ma version de l’histoire. Il s’agit évidemment de Tim Burton.

Tim Burton : ma vie, son oeuvre 

La première fois

La première fois, je l’ai rencontré sans le savoir. J’étais tombée sur une bande annonce intrigante sur une de mes VHS, celle de James et la pêche géante. Je l’ai vu ensuite chez un ami et j’ai adoré ce film. J’ai toujours été attirée par les univers imaginaires. Je crois qu’en fait je n’ai jamais voulu vivre dans le monde réel. Petite, j’inquiétais même mes parents parce que jusque très tard, je parlais à des gens qui n’existaient pas (#PsychoseBonsoir). Je pense que c’est la première chose qui m’a rapproché de lui. Pas étonnant donc, que je craque pour ce film étrange d’Henry Selick dont il est le producteur (avec Denise Di Novi). A cette époque, j’avais 6 ans.

Tim Burton
A la mort de ses parents James tombe sous la coupe de ses tantes, Eponge et Piquette, deux abominables mégères qui le reduisent en esclavage. Un soir, un mystérieux personnage lui offre un sac rempli de langues de crocodile phosphorescentes aux vertus magiques… Ca donne envie non ?!
Tim Burton
L’affiche du film, sorti en 1996, titre original : « James and the Giant Peach »

Halloween et l’automne : ma période préférée de l’année depuis toujours

Plus tard dans mon enfance, Halloween a pris beaucoup de place et beaucoup d’importance. Sans trop savoir pourquoi, j’attendais presque plus cette fête que Noël. Tout dans cette époque de l’année me réconforte. Les couleurs automnales avec les feuilles qui tombent des arbres, cet aspect un peu flouté, brumeux que prend la lumière, les jours qui raccourcissent, les températures plus fraîches et toutes les odeurs…  Et bien sur l’attente interminable jusqu’au 31 octobre.

Chaque année, ma mère m’autorisait à retourner littéralement la maison pour la décorer. On consacrait une après midi entière à vider des potirons et à peindre des coloquintes. Puis nous mettions notre traditionnelle citrouille, allumée, sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle brille dans la nuit. La confection du costume aussi était un moment important. Pour moi qui ai toujours été une sorcière (et j’y crois encore un peu aujourd’hui), c’était le seul jour de l’année où je pouvais me promener toute la journée et en public dans mon véritable apparat !!!

Halloween a longtemps été soir de fête chez nous. Et puis, un 31 pluvieux où je me suis vu privée d’aller racoler des sucreries à mes voisins en hurlant « DES BONBONS OU UN SOOOOOOORT ?! », ils ont diffusé « Beetlejuice » à la télé. J’avais jamais vu un film aussi barré. Mais c’était de loin l’un des films les plus géniaux que j’avais vus à ce stade de ma vie. Dans ce film, Burton raconte que les morts peuvent hanter les vivants, que les fantômes ne sont pas comme on le croit, qu’il suffit de savoir leur parler. Quel inspirant personnage que celui de Lydia (Winona Rider). Cette petite photographe gothique intrépide qui ne trouve pas sa place dans le monde où elle vit… C’était mon 8e Halloween, sans doute le plus triste de tous puisque cette année-là, quelques semaines plus tôt, j’avais perdu mon père. J’ai appris à croire aux gentils fantômes. Et à parler au mien. Les morts peuvent réconforter les vivants pas vrai ?

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Tim Burton
Pour avoir voulu sauver un chien, Adam et Barbara Maitland passent tout de go dans l’autre monde. Peu après, occupants invisibles de leur antique demeure ils la voient envahie par une riche et bruyante famille new-yorkaise. Rien à redire jusqu’au jour où cette honorable famille entreprend de donner un cachet plus urbain à la vieille demeure. Adam et Barbara, scandalisés, décident de déloger les intrus. Mais leurs classiques fantômes et autres sortilèges ne font aucun effet. C’est alors qu’ils font appel à un « bio-exorciste » freelance connu sous le sobriquet de Beetlejuice.
Tim Burton
Le film est sorti en décembre 1988 (Avec Geena Davis, Alec Baldwin et Michael Keaton)

 

L’année ou Tim Burton a bouleversé ma vie

En 2004, je découvre réellement qui il est. Je vois passer la bande annonce de son prochain film au cinéma. L’histoire d’un garçon nommé Victor qui, sans le vouloir, épouse un cadavre. Le scénario, les personnages, la musique : c’est terriblement attirant… Mais il va falloir patienter un peu. Alors en attendant la sortie, je m’intéresse à lui de plus près. Je découvre que Beetljuice c’était lui, qu’il a réalisé plein de choses déjà. J’en parle avec ma mère, je lis des articles et nous voilà déjà au mois d’octobre.

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Si j’écris cet article et que je le publie aujourd’hui, c’est parce qu’en ce 19 octobre 2017, ça fait 12 ans que je voue un amour sincère et sans fin à ce type. Douze années, la moitié de ma vie, consacrées à étudier, regarder et me nourrir du grand Tim Burton. Aujourd’hui, il y a 12 ans jour pour jour, j’ai collé mes miches dans un siège de cinéma et, cher Tim, tu as bouleversé ma vie à jamais.

« Les Noces funèbres », que dire à part que ça m’a coupé le souffle ! Je découvre Burton pleinement. Son travail, son univers, son talent. Deep et Bonham-Carter forment un duo formidable, la musique d’Elfman est juste somptueuse et l’histoire est magnifique. C’est à la foi macabre et enfantin. Les personnages sont tous incroyables, attachants et plein de charisme, animés par un stop motion (image par image) grisant. On en prend plein la vue et les oreilles.  Et on est toujours dans cette idée que, si ça s’trouve, la mort c’est vachement plus poilant que la vie ! Il instaure une ambiance sinistre dans ce film, et il utilise des couleurs plutôt passées chez les vivant, tandis que les morts ne font que faire la fête dans un univers aux couleurs bien plus vibrantes.

Ce jour là, j’ai pris une sacrée claque. Au delà de l’émerveillement et de la joie ressentis devant un tel spectacle, j’ai accepté de regarder en face un sujet jusque- là terrifiant pour moi : la mort. J’ai appris que même les choses les plus sombres et les plus effrayantes peuvent être magnifiques. Parce que ça a toujours été (et c’est toujours) son super pouvoir. Il insuffle une poésie délicate à ce qui effraie le commun des mortels, et il rend beau ce que la plus part des gens trouvent laid. Et ça, (parce que malgré mon jeune âge, j’avais déjà vu bien trop d’horreurs dans la vie), je vous jure que quand on a 11 ans, qu’on est un enfant bizarre et qu’on parle à des gens qui n’existent pas, ça aide. Voire ça sauve.

Tim Burton
Victor et Victoria
Tim Burton
Au XIXe siècle, dans un petit village d’Europe de l’est, Victor, un jeune homme, découvre le monde de l’au-delà après avoir épousé, sans le vouloir, le cadavre d’une mystérieuse mariée. Pendant son voyage, sa promise, Victoria l’attend désespérément dans le monde des vivants. Bien que la vie au Royaume des Morts s’avère beaucoup plus colorée et joyeuse que sa véritable existence, Victor apprend que rien au monde, pas même la mort, ne pourra briser son amour pour sa femme.

Les années du bonheur

Ces dix dernières années, je n’ai fait que me nourrir de ses créations en découvrant et en dégustant tout ce que je ne connaissais pas de lui. J’ai passé toutes ces années jusque maintenant à me gaver, littéralement, de son travail. Attendant, les papillons dans le ventre, que sortent ses nouveaux projets.

Le film suivant, c’était « Charlie et la chocolaterie », sorti en 2006. Une adaptation bien personnelle du livre de Roald Dahl, avec un casting déjanté et le record du nombre d’animaux dressés pour une scène de tournage (Les écureuils dans la scène de Véruca). Dans ce film, il nous livre une critique aussi cinglante que cinglée sur la société d’aujourd’hui et tous ces travers. Ce qui tombe à pic, parce que moi j’ai 12 ans cette année là et je commence doucement à avoir mon avis sur les choses (bon, avec les yeux d’une enfant de 12 ans quoi… ) Il questionne le monde qui nous entoure d’une façon si étonnante parfois… Et quel plaisir de retrouver Christopher Lee (dans le rôle du dentiste, le père de Willy Wonka). Après ça je ne l’ai plus lâché. J’ai étudié son parcours, fascinée par chacun de ses dessins, chacune de ses histoires…  Plus qu’une adoration, c’est devenu une sorte d’obsession. Et grâce à lui, cette passion pour l’image a évolué. Je commence doucement à m’intéresser à la photo et au cinéma. Mais j’ignorais à l’époque que, 7 ou 8 ans plus tard, ça régirait totalement ma vie.

Tim Burton
Le film de Burton est un remake de celui de Mel Stuart sorti en 1971 (que je vous invite à regarder aussi !)
Tim Burton
Charlie est un enfant issu d’une famille pauvre. Travaillant pour subvenir aux besoins des siens, il doit économiser chaque penny, et ne peut s’offrir les friandises dont raffolent les enfants de son âge. Pour obtenir son comptant de sucreries, il participe à un concours organisé par l’inquiétant Willy Wonka, le propriétaire de la fabrique de chocolat de la ville. Celui qui découvrira l’un des cinq tickets d’or que Wonka a caché dans les barres de chocolat de sa fabrication gagnera une vie de sucreries.

Il ne faudra pas attendre bien longtemps pour  voir naître le projet suivant, qui est sans doute celui que j’ai le plus surkiffé dans une salle de cinoche. Je le mets presque au niveau des « Noces funèbres », même si ce n’est pas vraiment comparable parce que les deux univers sont totalement différents. J’ai un souvenir très net de cette séance. C’est le premier Burton que j’ai vu au cinéma avec ma mère ! On était dans une toute petite salle dans le cinéma du Touquet (on y allait souvent parce qu’il n’y avait qu’une seule salle à Berck et la programmation n’était pas toujours au top). Je suis sortie de la salle en hurlant de joie ! C’est brillant ! Le duo Deep – Bonham-Carter (re) fonctionne à merveille. C’est noir, c’est drôle, c’est plein de sang. Lui seul pouvait faire de cette comédie musicale une dinguerie pareille. Avec l’aide de Danny Elfman bien sûr, qui, une fois de plus, a complété et sublimé son travail (la chanson d’ouverture… mais elle est dingue, quoi ! Je vous la colle en dessous, écoutez moi ça à fond les ballons ! ). Et tous ces petits clins d’oeil aux films de la Universal Monster, c’est délicieux. C’est du génie. Il entremêle la vie, la mort et le fantastique avec beauté, grâce et humour. Une recette bien particulière dont lui seul a le secret.

Tim Burton
« At last ! My arm is complete again … »

 

Il y a tous ceux que je n’ai pas pu voir au cinéma… « Pee Wee Big Adventure », les « Batman » (et cette scène incroyable ou Pfeiffer mange un poussin), « Ed Wood » (qui est vraiment génial. On plonge dans les coulisses des films de la Universal Monster ou de la Hammer, le tout avec encore une fois un grain de folie non négligeable, et beaucoup de pull angora), « Sleepy Hollow », « Big Fish »,  « Frankenwinnie » (le long et le court métrage), « Mars Attacks »… Tim Burton

Tim Burton

Tim Burton

Avec les années, j’ai appris beaucoup sur le cinéma, j’y ai travaillé un peu aussi et j’ai acquis un regard beaucoup plus technique. Sans vous faire un article Allociné, je me dois tout de même de vous parler de deux de ses plus gros succès (que je n’ai pas pu voir en salle non plus) qui sont très importants pour moi.

Le premier c’est « L’Etrange Noël de Mr. Jack » réalisé par Henry Selick (oui, rendons à César ce qui est à César. Ce n’est pas juste un Burton. C’est un Burton-Sellick. Tim s’est occupé du scénario, de la création des personnages et a produit le film mais c’est Henry derrière la caméra). Une incroyable animation image par image, tellement chaleureuse qu’elle nous immerge dans ce conte à la fois féérique et horrifique. La musique est excellente, comme toujours et on retrouve vraiment leur signature à tous les deux (même technique que pour « James et la pèche géante »). Il faut savoir que le Stop Motion est une technique très relative dans le sens où on peut créer un film et le tourner entièrement avec un appareil photo (c’est le cas pour les « Noces Funèbres », par exemple) mais c’est une technique vraiment très longue. Et qui demande un travail de titan. On considère qu’une minute de film en Stop Motion c’est une semaine de travail. Il aura fallu 3 ans de tournage pour réaliser l’ »Etrange Noël de Mr. Jack » (qui, soit dit en passant, est le premier long métrage réalisé en Stop Motion et a marqué un vrai tournant dans l’histoire de l’animation). Une prouesse, quand on sait qu’ils ont eu l’Oscar des meilleurs effets visuels…Face à Jurassik Park ! (Dans tes dents, Spielberg ! ). Et puis l’anecdote de la création du film est vraiment la plus mignonne que je connaisse : l’histoire est née d’un poème que Burton a écrit un jour où, en ville, il a vu les vitrines d’un grand magasin passer d’Halloween à Noël. C’est de voir réunis les personnages des deux fêtes dans une même vitrine qui lui a inspiré ce poème qui donnera naissance à « The Nightmare Before Christmas ».

Tim BurtonTim Burton

Et je ne peux évidemment pas faire l’impasse sur « Edward aux mains d’argent ». Pour moi c’est l’un des live action les plus « burtonien » de sa période « vintage ». Il y a tout ce qui le constitue dans ce film. On retrouve cette banlieue colorée idéalisée (qui n’est autre que le reflet de Burbank, celle où il a grandi), ce manoir perdu sur une colline, abritant un savant fou et des inventions et un robot qui sont presque des personnages à part entière. Et bien sûr cette question : et si les machines avaient un coeur ? Et puis, au même titre que « The Nightmare Before Christmas », on a la sensation d’être dans Halloween et Noël en même temps et j’adore le sentiment que procurent ces images. C’est réconfortant, on s’y sent terriblement bien. C’est pour moi aussi l’une des plus romantiques et l’une des plus touchantes histoire de Burton.

Tim Burton Tim Burton

Je m’étais promis d’éviter de transformer cet écrit en vulgaire catalogue de sa carrière. Mais je n’y arrive pas. Tout simplement parce que bons ou moins bons (techniquement parlant, je veux dire) il n’y a pas un seul de ses films que je n’aime pas. Il n’y en a pas un seul qui n’a pas résonné en moi. Tous ont laissé une trace indélébile quelque part dans mon esprit. Et je ne sais pas comment lui  dire merci. Comment le remercier d’avoir rendu ma vie plus supportable dans les moments où j’en avais le plus besoin. Il m’a appris qu’être une personne étrange n’était pas anormal, n’était pas mauvais. J’ai puisé toute ma force de ses personnages, tous plus barrés les uns que les autres.
Moi, cette petite chose que tout effraie même son ombre, bouffée par les angoisses, la noirceur du monde et la peur de mourir. Moi la gamine qu’on a toujours regardée de travers, moi la bizarre, la socière, la particulière… Tu m’as rendu vivante, Tim Burton. Et surtout tu m’as appris à rester intègre (et Dieu sait que ça n’a pas toujours été facile…). Joyeux 12e anniversaire, Tim !

 

La Bise ❤️

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Livia : la fin des douleurs menstruelles ?

Comme vous pouvez le constater, cet article va parler d’une chose épouvantable dont chaque femme est victime une fois par mois : les douleurs menstruelles. Et s’il y avait une solution ? En tout cas on tient peut-être le bon bout. Je vous présente Livia.

Livia : la fin des douleurs menstruelles ?

Je pense que je peux parler au nom de toutes si je vous dis qu’il n’y a rien de plus horrible en ce bas monde que les règles douloureuses (pardon les gars mais ça va pas être glamour). Rien de plus injuste non plus puisqu’il y a plein de filles qui ne sont pas concernées (nous allons d’ailleurs faire une minute de silence… pour les maudire à partir de tout de suite). Mais pour les autres c’est un calvaire chaque mois.

On a évidemment tout essayé : le Spasfon, les Doliprane et autres Eféralgan, la codéine aussi… bref, que des cachets bien dégueu pour l’organisme quand ils sont pris à répétition et qui peuvent aussi perdre de leur efficacité quand le corps s’habitue. Il y a aussi les remèdes de grand mère ou les solutions plus naturelles : les onguents type baume du tigre, la bouillotte, l’homéopathie ou les huiles essentielles. Des fois ça marche, et puis des fois pas. En gros, on a pas de solutions fiables et efficaces sur toutes. On se démerde à peu près avec ce qu’on a. Et qu’on le dise franchement : de toute façon, on souffre.

Les règles douloureuses : un problème trop peu reconnu

Les règles, ça a toujours été assez compliqué chez moi. J’ai des douleurs tellement fortes que je suis obligée de rester couchée la première journée. La question de l’endométriose a été évoquée plusieurs fois (mais pas confirmée jusque là) et je souffre d’adénomyose (je vous laisse cliquer sur le lien pour avoir l’explication, c’est un peu compliqué à décrire). Mais ça explique que j’ai des règles plus douloureuses que la « normale ». C’est bénin, ça n’a pas de lien avec l’endométriose (on peut avoir l’un indépendamment de l’autre et vice versa, ou les deux) et ça n’altère pas la possibilité d’avoir des enfants. En gros, c’est pas grave mais chaque mois je douille ma race (pour parler poliment).

Ce qui n’est pas forcément pratique. Quand tu as cours, passe encore. Mais quand tu bosses ou que tu es en stage, tu peux difficilement t’absenter une journée entière par mois parce que tu as tes règles. D’autant plus que c’est un problème très peu reconnu. Soit parce que ton supérieur est un mec (et que donc il n’a aucune idée de ce qui se passe dans le corps d’une femme qui a des règles TRES douloureuses. Quand bien même tu lui ferais un dessin, ça ne changerait rien du tout), soit parce qu’on te stigmatise et on te colle l’étiquette de la nana qui fait genre « elle souffre le martyre pour avoir une journée de congés ».

Alors non, en fait. Les règles douloureuses c’est la pire chose qui soit. On explique avec des mots crus pour que les gens qui ne sont pas concernés (ou ne se sentent pas concernés) comprennent bien ? On a l’impression que nos ovaires vont sortir de notre corps en mode « Alien », on a des contractions, des spasmes d’une intensité bien supérieure à un mal de ventre « classique ». On ne supporte la douleur qu’en étant recroquevillée dans un lit avec une bouillotte parce que le simple fait de se déplier et de se tenir droite est une épreuve. On a des courbatures dans tous les membres comme quand on a la grippe. Ça déclenche des coliques, une constipation ou une diarrhée aiguë. Il y en a même qui vomissent (et ce ne sont là que les symptômes physiques, je vous passe les détails du bouleversement hormonal qui va avec). Je continue où vous commencez à piger ?

Livia, une solution pour arrêter de souffrir ?

Livia

Dieu merci, il y a des êtres sur Terre qui pensent à nous. Il y a un an, Livia a commencé a être commercialisé en France et à faire pas mal de bruit autour de lui. Je vous montre ?

C’est quoi Livia ?

C’est un petit boîtier (qui ressemble un peu à un iPod) relié à deux électrodes. On place les électrodes au niveau des ovaires et on fixe le boîtier au pantalon. C’est discret et très facile à utiliser. La boîte contient le boîtier, les électrodes, les patchs en gel que l’on met sur les électrodes, le câble pour charger le boîtier via USB, une boîte de transport et un manuel d’utilisation.

Livia

Livia

Livia

Comment ça marche ?

C’est un médecin américain qui s’est penché sur la question. Le principe est plutôt simple : envoyer un signal électrique qui va intervenir entre les ovaires et le cerveau pour empêcher le signal de la douleur d’arriver à destination. En gros quand mes ovaires disent à mon cerveau « on a mal, dis le à Lou, qu’on a mal ! », Livia envoie son signal au même moment pour bloquer celui des ovaires et leur dire « vos gueules, vous deux! ». Et comme ça le cerveau ne remarque rien et continue de penser à des choses totalement inutiles.  La technologie de Livia est basée sur la « théorie du portillon ». Livia transmet une impulsion qui maintient certains nerfs « occupés ». Les nerfs étant occupés, la « porte » nerveuse est fermée et les signaux de la douleur ne peuvent donc pas traverser et ne sont ainsi pas ressentis. Pas bête hein ?

C’est un procédé déjà bien connu, souvent utilisé en kiné pour soulager les gens qui souffrent de douleurs intenses et récurrentes. Ici, il a juste été mis au point pour pouvoir être utilisé sur les ovaires. Le but est de supprimer ou du moins réduire la douleur et donc la prise de médicaments.

Je vous laisse regarder leur campagne réseaux sociaux, elle est à mourir de rire !

Y a-t-il des risques à utiliser Livia ?

Techniquement non. C’est un usage externe donc qui n’agit à aucun moment sur le cycle. On peut l’utiliser dès qu’on a mal (donc pendant toute la durée des règles si nécessaire). Il est valable pour toutes les femmes, à tout âge (y compris celles atteinte d’endométriose et d’adonémyose !). La seule restriction d’utilisation concerne les femmes qui ont un Pacemaker. Pas non plus d’effets secondaires  (type hormonal etc) ni de risques concernant la fertilité puisque c’est totalement mécanique.

Les avantages de Livia ?

C’est discret. La petite taille du boîtier ne se remarque pas sous un t-shirt. Donc il peut parfaitement être utilisé sur le lieu de travail.

Livia

Le design est franchement sympa (pour ne rien gâcher). Et qui plus est, chez Livia, ils poussent même le vice jusqu’à en faire un accessoire. Vous pouvez donc choisir une couleur le jour de l’achat, et acheter ensuite des coques en silicone de toutes les couleurs que vous voulez (8€ pièce). Il y en a même avec des impressions 3D.

Livia

Livia

L’investissement n’est pas dingue. J’ai commandé le coffret (donc le boîtier, les électrodes, les « gel pads », le câble de chargement, la boîte de transport et le manuel d’utilisation) + des « gels pads » supplémentaires + une coque noire (parce que je suis amenée avec mon boulot à avoir des tenues sobres pour des évènements donc c’est plus discret). Le tout pour 130€ et les frais de port étaient gratuits. J’estime que, si ça fonctionne vraiment (et je suis assez optimiste parce que les avis des utilisatrices sont très convainquants), ça n’est pas cher payé pour arrêter de souffrir toute ma vie ! En plus, si vous le commandez sur le site Mylivia.com, vous avez 60 jours pour le tester et vous êtes remboursées si ça ne vous convient pas.

Livia

Livia

Livia
La boîte de transport est elle aussi vraiment discrète

Qui plus est, on peut utiliser les « gel pads » 15 fois avant de les changer. Ils servent  à transmettre le signal électrique du boîtier vers votre corps sans que vous le sentiez. Mais c’est aussi grâce à eux que les électrodes adhèrent à la peau, ce qui nécessite de les changer régulièrement puisqu’à terme, ils n’adhèrent plus et ne vous protègent plus du signal électrique (pas de panique, vous ne risquez pas de mourir électrocutée. On ressent juste un léger picotement quand ils arrivent en fin de vie) . Donc vous les placez le matin et vous les retirez le soir pour dormir, ça fait une utilisation. Si on part du principe que vous avez mal les 3 premiers jours de vos règles, vous pouvez donc utiliser les mêmes pads pendant 5 cycles. Une recharge de 6 (donc 6×2 gel pads) c’est 20€. Une fois votre appareil acheté, ça ne vous coûtera donc vraiment pas grand chose par an, même si vous changez les pads souvent.

On peut s’en servir lors d’une séance de sport, allongée, assise, debout… pas de limitation de ce côté là non plus (bon, sauf si vous faites de la natation, hein… )

Cette semaine c’est la semaine fatidique pour moi. Je vais donc le tester et vous faire un retour lundi prochain ! En attendant, dites-moi, il vous tente ce petit appareil ?

La bise ❤️

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Bientôt un nouveau tatouage ?

Vu que je trépigne depuis que j’ai eu la date de rendez-vous pour mon nouveau tatouage, j’ai envie de vous parler encre et aiguille (dans l’espoir de trépigner un peu moins) (même si j’ai de gros doutes là dessus). C’est aussi l’occasion pour moi de vous parler des tatouages que j’ai déjà et des soins que je leur prodigue.

Bientôt un nouveau tatouage ?

Alors pour commencer (ouais j’suis d’humeur un peu maussade ce soir, ça va surement se sentir un peu dans la phrase qui va suivre) : si tu es là pour me dire « naaaaah mais j’comprends pas les gens qui s’font tatouer, c’est moche, c’est pas bon pour la santé, et du coup je te juge et je te regarde de travers et puis en plus tu trouveras jamais de travail et tu finiras par choper un cancer avec l’encre sous ta peau qu’on sait même pas comment c’est fabriqué en vrai »…… GO FUCK YOURSELF ! OK ?! (nan mais je préfère être claire dès le début parce que j’ai beau ne pas avoir une manchette sur chaque bras, j’ai déjà entendu mille fois ce genre de commentaires débiles). C’est mon choix, c’est mon corps, c’est mon argent. Voilà j’ai fini.

Pourquoi je suis tatouée ?

Je crois que j’ai toujours voulu me faire tatouer en fait. Depuis petite je trouve ça assez fascinant. Beaucoup de mes amis se sont fait tatouer avant moi et à chaque fois je me disais que j’allais sauter le pas. Bon, y’a que je suis une vraie chochotte et que, dans la seconde qui suivait mon désir ardent de me faire marquer à vie, mon cerveau me disait « AIGUIIIIIIIIIILLLLLEEEEEE !!!! ». Et après avoir demandé environ 25 milliards de fois à mes potes « ça fait vraiment très mal? » j’ai arrêté de les soûler et j’ai pris rendez-vous.

Ma mère était quand même pas super chaude. Faut dire ce qui est. Du coup j’ai attendu ma majorité. Et la semaine de mes 18 ans, j’ai craqué. Le tatouage n’a pas tellement de signification mais l’acte en lui même, si. Pour moi ça voulait dire que j’étais libre. De mes actes, de mes choix et donc de faire mes propres conneries en pleine connaissance de cause ahah ! Une vraie rebelle, j’te jure…

D’ailleurs, dans les tribus polynésiennes (et pas que d’ailleurs, le sujet est très vaste : rituels, coutumes, religions, communautés… je vous invite grandement à lire des articles à ce sujet. Personnellement je trouve ça fascinant) le tatouage était un rituel de passage à « l’âge adulte ». Les jeunes filles devenues des femmes se voyaient encrer de signes symbolisant la beauté et la fertilité. Les hommes quand à eux restaient stoïques face au sang et à la douleur, prouvant ainsi qu’ils feraient de bons guerriers. Il y a aussi beaucoup de symboliques autour des animaux représentant les esprits (on représentait les bons esprits pour se protéger des mauvais).

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J’ai choisi ces oiseaux juste parce que j’aimais bien. Certains tatouages ont un e signification particulière en fonction de l’endroit où on les fait. En ce qui me concerne, je ne suis pas attachée une seule seconde à cette particularité. J’ai simplement ce tatouage dans le cou parce que j’ai conclu un pacte avec moi même ce jour là : si je dois me faire (re)tatouer, je le ferai toujours à un endroit de mon corps où je ne le verrai pas si je me regarde de face dans un miroir. Et je crois que j’ai eu raison de le faire. Déjà parce que si tu me rencontres pour la première fois tu ne les verras pas tout de suite (et ça peut paraitre idiot, mais je suis toujours amusée par la réaction des gens qui le découvrent souvent tardivement). Et puis parce que je ne me lasse pas. Ça m’arrive même très souvent de tourner la tête devant la glace ou de me voir en photo et de me dire « ah mais ouais j’ai un tatouage ici, c’est vrai! » Et je trouve ça génial de les redécouvrir à chaque fois.

A l’heure actuelle j’en ai trois. Mes hirondelles, mon chiffre romain et mon prénom laotien.

Pour la petite histoire, ma mère est moitié française, moitié laotienne. Elle est née à Vientiane et est arrivée en France quand elle avait trois ans. Dans la famille on est quelques une à avoir reçu un prénom laotien à notre naissance et moi je m’appelle Lou Daravanh. Ca veut dire « déesse des astres et de la lune ». Ou bien « déesse désastre et de la lune » ça me correspond aussi assez bien. J’adore la calligraphie de la langue lao et j’ai préféré l’avoir sur la peau que gravée sur une gourmette (que j’aurais forcément fini par perdre, ou casser…voire perdre et casser en même temps #déessedésastre).

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Comme pour la langue française, l’écriture Lao se lit de gauche à droite.

Mon chiffre romain (un peu raté) c’est deux dates anniversaires. Dans un sens c’est un 9, et dans l’autre c’est un 11. J’ai prévu de le faire retoucher parce qu’il a été fait…disons que l’endroit n’était pas idéal à cause des plis de la peau mais le tatoueur qui me l’a fait n’avait manifestement pas jugé utile de me prévenir…Je voudrais l’intégrer à un dessin un peu plus tard (et cette fois-ci grâce à  un tatoueur qui ne sera pas un tatoueur en carton !).

Et alors, est-ce que ça fait mal ?

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Je ne peux absolument pas répondre à cette question. Pour une simple et bonne raison, c’est que le seuil de tolérance à la douleur est quelque chose de très personnel. Il y a des gens qui souffrent le martyre, d’autre pour qui c’est largement supportable. Et puis ça dépend aussi des endroits. Il y a effectivement des endroits plus douloureux que d’autres, tout dépend de l’épaisseur de la peau, du muscle et des terminaisons nerveuses. Mais la aussi c’est subjectif. La peau près des oreilles étant très fine, c’est un endroit réputé douloureux. Moi j’ai eu beaucoup plus mal pour le tatouage sur mon bras. Ca peut aussi dépendre du matériel du tatoueur. Parait-il que certains dermographes vibrent plus que d’autres ce qui peut-être plus désagréable. J’imagine que le savoir faire du tatoueur y est aussi pour quelque chose.

Après, on parle quand même de percer la peau avec des aiguilles pour déposer l’encre sous l’épiderme. Donc oui ça fait mal (un peu ou beaucoup peu importe) ça saigne, c’est un acte mutilant donc ça crée une plaie, puis des croûtes puisque ça cicatrise… Même si, avec le matériel moderne et les lois d’hygiène en vigueur le tatouage a perdu de sa dangerosité ce n’est pas un acte anodin.

Si vous avez  envie de vous faire tatouer et que vous hésitez à cause de la douleur voici mes quelques conseils :

Commencez par un petit tatouage. Le chiffre romain sur mon poignet a pris 10 minutes à être tracé. Ça vous donnera une idée et vous saurez tout de suite ce que vous êtes capable de supporter en terme de dessin ou de temps de travail du tatoueur. Par exemple les ombrés demandent plus de précision et de temps mais seront beaucoup moins douloureux qu’un tracé épais et très noir.

Choisissez un endroit réputé peu douloureux (vous trouverez tout un tas de listes sur google).

Dormez bien la veille. Il faut être détendu. Ca ne sert à rien de stresser à mort et de se crisper. Ca ne rendra le moment que plus désagréable encore. Pas d’alcool ni de médocs (de toute façon un vrai bon tatoueur n’est pas censé vous tatouer si vous avez bu ou pris quoi que ce soit 24h avant. Voire 48 pour les médicaments).

Ne pensez même pas aux crèmes anesthésiantes. Elle durcissent la peau et risquent de déformer le tatouage une fois les effets dissipés. Ca serait con quand même…

Et évidemment, ne choisissez pas n’importe qui. Aujourd’hui l’acte du tatouage s’est banalisé et les tatoueurs ont tous pignon sur rue. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont tous bons. Ne sautez pas chez le premier tatoueur que vous croisez dans votre quartier. Renseignez-vous (les réseaux sociaux regorgent d’avis sur les artistes tatoueur) et prenez le temps. N’hésitez pas non plus à faire des kilomètres pour aller chez LA référence de votre région. Je vous rappelle qu’après vous ne pourrez plus l’enlever.

Comment je prends soin de mes tatouages

Les deux règles d’or c’est 1) attention au soleil et 2) mettre du gras. Je vous ferai un point plus détaillé quand je vous posterai l’article sur mon nouveau tatouage puisque les soins les plus délicats sont ceux qui font suite à la séance.

Dans un premier temps je dirais qu’éviter le soleil c’est le mieux. Sinon protection OB-LI-GA-TOIRE ! l’été j’ai toujours dans mon sac un stick de crème indice 50. Comme ça dès que je mets le nez dehors, hop ! tartinade générale et c’est parti.

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La crème Charity Pot de Lush est vraiment mon soin préféré pour le corps. Elle sent hyper bon et en plus une partie des bénéfices sont reversés à des associations humanitaires !

Pour que le tatouage reste beau et bien contrasté, il est conseillé de bien nourrir/hydrater la peau. Je me crème régulièrement et tous les matins, j’utilise le Elbow Grease de chez Lush. Ce truc est une tuerie absolue. Il se présente sous forme de barre et se transforme en huile au contact de la peau (à conserver au frigo l’été donc, sinon gare aux mauvaises surprises). C’est hyper pratique à utiliser, ça sent mais TELLEMENT bon et ça redonne du pep’s à l’encre, comme si on était fraichement cicatrisé ! Le résultat est encore plus flagrant sur les tatouages avec de la couleur.

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Mon prochain tatouage

A l’heure ou j’écris ces lignes, il ne me reste plus qu’à trépigner pendant 9 jours puisque j’ai rendez-vous le 30 septembre. Je ne connais pas encore l’artiste qui va me tatouer puisque je la rencontrerai pour la première fois le jour J. J’ai choisi un dessin de sa collection (que je vous dévoilerai quand il sera en place, héhé) et si tout se passe bien, deux autres projets plus conséquents verront le jour grâce à elle. J’ai vraiment hâte de la rencontrer (en fait, on est pressé tous les quatre puisqu’elle a accepté que mon mec et son adorable progéniture assistent à la séance).

J’ai eu l’occasion de passer son travail en revue et je suis pas mal admirative. Vous ne serez pas surpris de mon choix je pense. Son univers est très « dark » comme dirait ma mère 😉 Je vous donne donc rendez-vous le 30 pour voir le résultat et pour vous présenter l’artiste qui s’est occupé de mon cas. Je vous ferai un article sur cette journée puisque nous partons à Ciney en Belgique, à quelques 200 bornes de chez nous pour aller à son salon de tatouage.

La bise ❤️

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J’ai pris une décision importante

Ces derniers temps, ma vie n’a pas été de tout repos. Vous avez du vous en rendre compte puisque le blog en a beaucoup souffert. J’ai traversé deux crises majeures : une sentimentale et une professionnelle. Bref, me suis retrouvée à ce moment de ma vie où je me suis dit que c’était peut être le moment d’appuyer sur « reset ». J’ai pris une décision importante. 

J’ai pris une décision importante

j'ai pris une décision importante

Quand on traverse ce genre de phases (une rupture ou un gros changement professionnel pour ne citer que ces deux exemples, hum hum…) où plus rien ne va et tout s’écroule, j’ai tendance à penser que c’est bénéfique. Evidemment c’est difficile. Il y a énormément de remise en question, de culpabilité et autres joies de l’existence … Mais c’est aussi une page blanche qui s’offre à nous, comme une chance à saisir pour rebondir, grandir et revenir gonflée à bloc sur le devant de la scène. Il n’y a pas de mauvaises expériences, il n’y a que des leçons. Bon, en théorie ok, pour la pratique, on repassera …

J’ai voulu faire cet article pour vous expliquer, dans un premier temps, ce qui se passe en ce moment. Non parce que bon, pas que c’est le bordel… mais si, carrément, en fait. Et puis parce que je viens légèrement de quitter mes études. Et je me suis dit que je ne pouvais pas être la seule dans ce cas de figure et que c’était important de partager ça avec vous.

Etape 1 : le lycée

Je suppose que vous vous rappelez tous à quel point on a été harcelé au lycée, voire même au collège, par les équipes pédagogiques pour « savoir ce qu’on voulait faire plus tard ». J’ai bien envie de retourner faire des gros fuck à ces gens là. Et leur expliquer à quel point tout peut changer dans la tête d’un môme, d’un ado, d’un jeune adulte en quelques mois à peine à propos de l’avenir. Moi j’ai très mal vécu ça, cett espèce d’acharnement. Parce ça m’a toujours pétrifié de ne pas savoir ce dont j’avais envie ni ce que j’allais devenir.

j'ai pris une décision importante

Et m’entendre dire « tu sais, il faut que tu saches le plus tôt possible pour faire une belle carrière parce que dans la conjoncture actuelle… bla bla bla » …. C’EST FAUX ! ARCHI FAUX ! Qui, à notre époque, reste 40 ans dans la même boite ? Qui ne change pas de poste et de missions ? PLUS PERSONNE ! Les temps ont changé. Il faut arrêter de dire à nos mômes que si ils ne trouvent pas ce qu’il veulent faire à 10 ans ils mangeront des pâtes. Il faut faire des choix judicieux, certes. Mais il faut s’épanouir avant tout. Et ça, moi, personne ne me l’a dit. On ne compte plus le nombre de personnes qui, passé la trentaine ou quarantaine, finissent par péter un câble et changer radicalement de projet professionnel parce qu’ils ne supportent plus leurs vies. On est vraiment obligé d’en arriver là ?!

Alors, oui, si à 21, 22, 24 ans ou meme plus tu rames et tu ne sais pas ? Et ben panique pas ! Ce n’est pas grave. Le monde professionnel d’aujourd’hui offre assez d’options pour pouvoir retomber sur nos pattes, il suffit de se donner les moyens d’y arriver.

Etape 2 : les études sup’

J’ai eu, du coup, un parcours assez atypique. J’ai fair un bac Arts Plastiques qui a été une vraie révélation, une première éclosion. Ca a été tellement enrichissant… Mais il a fallut penser à la suite, les études supérieures. J’avais envisagé une MANA (mise à niveau artistique) mais l’esprit très compétitif de ces écoles m’avait clairement refroidi. Et puis, mine de rien, j’ai eu la pression des parents.

Parlons-en, des parents ! Je suis chanceuse d’avoir eu les miens, qui ne m’ont jamais forcée à faire ou ne pas faire certains choix dans mes études. Ca n’est pas le cas pour tout le monde. Mais ça c’est un autre débat. Toujours est-il que les miens ne voulaient pas que « je mange des pâtes » (cette expression à la con…) et m’ont doucement fait comprendre que « les Arts Plastiques, ça va bien cinq minutes ».

Et pourquoi tu ferais pas de la com ? Je te vois bien dans la com’ !

j'ai pris une décision importante

J’ai du entendre cette phrase environ 2 876 450 fois. Et puis finalement, je me suis laissée convaincre. J’avais les qualités requises et ça me permettait d’étudier un domaine général où je pourrais me spécialiser ensuite dans ce qui me plait. Ca semblait être un bon compromis. Oui mais… je n’ai jamais été scolaire, hors de question d’aller à la fac où j’allais devoir rester dix heures par jour le cul sur une chaise à écouter un prof parler.

La solution : les écoles privées. Plus de pratique que de théorie et une professionalisation dès la première année. C’était parfait. Une solution qui m’a quand même couté 6000€ par an…pendant 4 ans. Ceci dit je ne regrette absolument pas d’avoir fait ce choix. Malgré des embuches, l’EFAP est une très bonne école et ça a été très formateur. Je suis passée par l’audiovisuel, le web journalisme, l’édition, attachée de presse en agence, chargée de projet dans une boite de Wedding Planner, Community Manager…  Autant de facettes qui m’ont, à défaut de ne pas avoir trouvé ma voie, permise de savoir où je ne voulais pas aller. Et, ma foi, c’est déjà pas mal.

j'ai pris une décision importante

Etape 3 : le master

Et là, c’est le drame. Quand je suis arrivée en 3e année, on a commencé à nous parler des masters ou « MBA ». C’est à dire l’année de spécialisation. Pour faire court, j’avais le choix entre la peste et le choléra. Rien ne me plaisait vraiment. J’aurais du faire un mémoire en 4e année pour pouvoir être diplômée et partir vers d’autres horizons (l’autre option étant d’enchainer sur une 5e année et d’être diplômée ensuite). Mais ma 4e année ne s’est pas vraiment déroulée comme prévu. C’est la qu’intervient la crise sentimentale qui a fait de beaux dégâts. Parce que pour la première fois de ma vie, j’ai carrément lâché prise et je me suis laissée submerger. Tout ça pour dire qu’arrivée au mois de juin, j’avais pas fait de mémoire et j’avais toujours le choix entre la peste et le choléra. J’ai pris le choléra.

j'ai pris une décision importante

Depuis que je suis arrivée à l’EFAP, je me demande ce que je vais faire ensuite. Travailler ? Continuer les études ? Partir à l’étranger ? J’ai fais le choix (clairement par dépit) du MBA Digital, Marketing & Business. Du marketing pur et dur, en gros, et surtout un choix qui ne me correspondait absolument pas. Une excellente formation, que je recommande les yeux fermés. Mais c’était pas pour moi. Je le savais, mais il vallait mieux ça que de ne rien faire du tout.

Ca m’a rendu malade, ça m’a fait perdre le sommeil. Je n’étais pas heureuse, ni épanouie et je me suis mis la pression parce que quand t’es dans un master qui coute 9000€, que tu ne sais pas ce que tu fous là et que t’as aucune envie de finir dans le marketing, t’es pas très bien dans tes baskets.

J’ai pris une décision importante : Ciao les nazes

Heureusement pour moi, ce merdier absolu c’est soldé par une rencontre – ma foi aussi hasardeuse que déroutante – qui a bousculé pas mal de chose. Et c’est ce dont j’avais besoin.

« Si ça ne te plait pas, alors tire-toi »… oui, mais pour quoi faire ? C’était le gros point d’interrogation. Partir, ok. Mais sans plan B… Et finalement, j’en ai trouvé un de plan B. J’ai longuement réfléchi, j’ai retourné le problème dans tous les sens, j’ai cherché d’autres masters et j’ai fini par trouver. Le Master Ingénierie et Management des Arts et de la Culture de l’ICART à Paris, qui fait parti du même groupe que l’EFAP.

On m’a donc accordé une année de césure (parce que je ne voulais pas prendre le master en marche en ayant loupé deux mois et demi de la formation). J’ai toujours mon statu d’étudiante mais je ne vais plus en cours.  Je cherche du travail dans le domaine de l’art et de la culture pour préparer mon master. Financièrement, le fait de choisir une école qui fait parti du même groupe fait que je ne suis pas perdante.  J’ai également le droit de commencer à travailler sur mon mémoire cette année (et donc d’étaler le travail sur deux ans, ce qui ne se refuse pas). Et puis surtout, je suis bien dans mes pompes.

J’ai voulu vous écrire cet article parce que je ne pense pas être la seule à vivre ça. Et ce n’est pas un sujet dont on parle facilement. Sans aller jusqu’à dire que c’est tabou, on n’ose pas toujours en parler librement. Souvent à cause de la peur du jugement (ah oui, j’en ai essuyé des réflexions nazes absolument pas constructives et parfaitement déplaisantes…). Je crois qu’à un moment, il faut juste s’en battre les ovaires en cadence sur une chanson des Beatles et il faut foncer. Parce qu’on a qu’une vie et que c’est naze de la passer à faire un métier qu’on aime pas parce que ça gagne bien et que c’est confortable. C’est pas ça la vie. On passe un tiers de notre vie à travailler. Autant faire ce qu’on aime non ?

j'ai pris une décision importante

J’ai repris la photo, je vais faire un stage de théâtre et je profite de cette « pause » pour me nourrir et m’enrichir le plus possible d’expos, de films, de bouquins, de voyages… Je suis encore pas mal soucieuse parce qu’il faut que je trouve du boulot (pour ne pas rien faire toute l’année et rester dans le domaine de la communication) et puis parce qu’il y a l’après ICART. Mais je l’ai fait, j’ai pris une décision importante. J’ai claqué la porte, j’ai dit « MERDE » à tout ce qui ne me plaisait pas et me rendait malade et j’ai décidé de ne prendre que le meilleur.

Ca n’a franchement pas été facile et je ne suis pas sure que j’aurais eu le courage de le faire sans ce « petit » coup de pouce. Mais je suis fière d’avoir réussi à franchir le pas. Pour la première fois, je fais ce que j’aime et je sais ou je vais. Et, bordel de merde, ça fait un bien fou.

 

A dimanche 

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Le retour 2 de la vengeance de Moody Jungle : c’est reparti !

Hello la Moody Jungle Team,

Nous y voilà. Le moment fatidique est arrivé. Après quasiment six mois d’inactivité totale…

Moody Jungle, c’est reparti !

Le retour 2 de la vengeance de Moody Jungle : c'est reparti !Il m’a fallu quelques semaines de cogitage intense et une bonne dose de courage (ah bah oui, parce que c’est du boulot. Et avec le master, le boulot je n’en manque pas…). Et finalement, mon cerveau, mon coeur et moi, on est tombés d’accord. On s’est dit qu’on avait besoin de ça : ce processus créatif permanent et cet univers tellement particulier qu’est celui du blogging. Acheter des carnets chez Hema pour faire des planifications et ébauches d’articles dedans, faire des photos tout le temps, avoir le cerveau branché en mode « blog » h25 (c’est comme h24 mais en un peu plus exagéré)… tout ça m’a beaucoup manqué.

J’ai eu besoin de faire un point. Quelques perturbations dans la force ont eu raison de moi, de mon organisation et de mon flow créatif absolument extraordinaire (hem…). Mais me revoilà ! En pleine forme, avec de nouvelles idées, et de nouveaux projets.

Le retour 2 de la vengeance de Moody Jungle : c'est reparti !J’avais envie de vous proposer quelque chose de différent. La première version de Moody Jungle était bien mais il me manquait quelque chose et surtout, elle ne me ressemblait pas totalement. J’ai beaucoup aimé vous parler beauté et cosmétique mais ça n’était pas vraiment moi. Cette nouvelle version du blog me représente mieux et me permets de m’exprimer, de partager avec vous beaucoup plus pleinement, sur des sujets beaucoup plus divers.

Et concrètement, qu’est-ce qui change ?

le-retour-2-de-la-Le retour 2 de la vengeance de Moody Jungle : c'est reparti !-de-moody-jungle-cest-reparti-3Je reviens avec un blog (presque) tout neuf. La ligne édito a quelque peu changé. De nouvelles rubriques comme « Jungle Lille » on fait leurs apparitions. Je vous y parlerai de tout ce que j’aime dans cette ville et des petits créateurs en tout genre du coin. Ca me tenait à cœur parce que j’aime énormément Lille. C’est important pour moi de partager ça avec vous.  Il y a aussi « Moody Pictures » une nouvelle rubrique consacrée à un contenu plus axé art et photographie. Les artistes que j’aime, les bouquins, les expos… et une galerie.

 

Le blog comptera beaucoup moins d’articles beauté mais je ne les supprime pasLe retour 2 de la vengeance de Moody Jungle : c'est reparti ! pour autant (vous connaissez ma passion pour les crèmes, les rouges à lèvres et pour les Nail Art totalement WTF !)  Evidemment, j’ai conservé la partie lifestyle de « l’ancien » Moody Jungle (qui subira tout de même quelques modifications) pour mon plus grand plaisir, et peut-être le votre ?!

Le rythme de publication reste le même : un article le mercredi et le samedi. Je suis à votre écoute, à ce propos, si d’autres horaires de publication vous conviennent mieux (pas impossible que vous voyiez apparaître un petit sondage sur Twitter ou Facebook, voire même les deux !) M’enfin bref ! Je ne vous en dis pas trop. Je vous laisse jeter un œil au nouveau menu du blog. Et puis vous découvrirez les nouveautés au fur et à mesure. J’espère que le (presque) nouveau Moody Jungle vous plaira tout autant !  😉

Sur ce, ne perdons pas les bonnes habitudes… je vous fais pleins de bisous et vous dis à samedi

le-retour-2-de-la-vengeance-de-moody-jungle-cest-reparti-Le retour 2 de la vengeance de Moody Jungle : c'est reparti ! ⚯͛ Lou  ⚯͛

 

 

 

 

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Absence, changements et nouveautés

Hello vous ! Après deux mois de merdouilles totales, je suis de retour et je me sentais un peu redevable envers vous. Explications !

Absence, changements et nouveautés 

Je viens de passer deux mois un peu chaotiques et c’est loin d’être terminé. Mais j’avais besoin de faire une petite pause (dont je sors doucement, mais sûrement) pour clarifier tout ça.

Absence 

Absence, changements et nouveautés

C’est la partie où je vous dois quelques explications. Rien ne m’oblige à me justifier, en fait. Mais j’ai le sentiment de devoir le faire.
J’ai fini mes six mois de stage au mois d’avril. Ca a vraiment été une chouette expérience et j’en ai profité à fond. Mais la fin de cette période annonçait également un changement de situation, de rythme, d’habitudes… et, moi, la grande anxieuse, j’ai vraiment du mal avec ça.
D’autant plus parce que j’ai repris les cours juste après la fin de mon stage avec un rythme très soutenu (surtout cérébralement !!!) et que s’est posée LA question de l’avenir. J’ai passé des concours et entretiens pour différents masters et maintenant que je sais où je vais, je dois trouver une alternance. Ce qui est relativement stressant (parce que si je ne trouve pas, je dois payer 8500€ pour assurer mon année au MBA et là tout de suite, à moins de les pondre… Je ne les ai pas !!!!!).
Bref, une vie « pro » bien mouvementée ces deux derniers mois… et j’ai toujours du mal à gérer ce genre de changements. Mon cerveau finit par faire une déconnexion totale avant mise à jour des données.

Changements 

Absence, changements et nouveautés

J’ai eu aussi une grosse période de doutes, je dois l’avouer. J’avais besoin de prendre un peu de recul sur le blog. Il va bientôt avoir un an, et j’en suis venue à me demander s’il ressemblait vraiment à ce que je voulais en faire au moment où je l’ai lancé. Et bien la réponse est : bof. Je ne m’y reconnais pas totalement et je cherche encore « ce petit truc » qui vous fera dire « Ah mais oui, ça c’est totalement elle! » et qui le différenciera des autres blogs. Surtout parce que le domaine de la beauté/lifestyle/mode est vraiment bouché et commence à rassembler à tout et n’importe quoi.

Je me suis un peu embarquée dans le mouv’ sans trop savoir où ça allait me mener. Mais je ne prends pas du tout cette expérience négativement puisqu’au contraire, ça m’a permis de savoir ce que je voulais faire de mon bébé blog et de me rendre compte de ce que je ne voulais pas ou plus.  Cette petite pause m’a donc permis de restructurer un peu tout ça et de me poser les bonnes questions. Et même si je n’ai pas encore trouver LA ligne éditoriale de ouf que je cherche depuis longtemps, je sais un peu plus vers quoi je ne VEUX PAS aller et ça, c’est déjà un bon début. Ce qui nous amène aux …

Nouveautés

Absence, changements et nouveautés

Je vais ENCORE changer le rythme de publications et l’organisation. En espérant que cette fois-ci, ça me convienne et que ça vous convienne :). Jusqu’à juin (fin de mon année scolaire et le temps d’assurer la transition fin d’école – début de job d’été) je ne publierai qu’un article par semaine (deux si vraiment j’ai le temps) le mercredi.

Cet été, je testerai la nouvelle organisation qui est la suivante :

  • le mercredi : un article beauté ou lifestyle
  • le dimanche : une recette ou un D.I.Y

Pour le moment, je préfère n’en proposer qu’un voire deux par semaine si vraiment je peux me le permettre (non parce que, même si j’adore ce blog, j’ai quand même un mec et une vie à côté…), mais vraiment privilégier la qualité. Je ne veux pas me grouiller de publier plein d’articles médiocres. Je préfère publier moins souvent mais vous proposer des billets bien construits et surtout avec du contenu rédactionnel et visuel intéressant et qualitatif. Et il est fort possible qu’à la rentrée il y ait de gros gros changements. Mais ça… on verra plus tard 😉

N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire ce que vous en pensez. Ces changements prennent en compte mon confort niveau temps et organisation. Mais c’est aussi important pour moi d’avoir votre avis, parce que le blog, c’est vous qui le lisez 😉

   Je vous fais plein de bisous mes petits choux  ♥ 

 

 

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